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Un « manager métier », licencié par Carrefour, en grève de la faim

altÀ la veille de Noël, Philippe Loridan, 54 ans, recevait une lettre recommandée de la direction de l'hypermarché d'Auchy-les-Mines lui notifiant la rupture de son contrat de travail. « J'étais en arrêt maladie depuis novembre 2010 », explique le « manager métier » du rayon boucherie en évoquant une tentative de suicide consécutive à un litige avec son employeur l'ayant soupçonné de détourner une carte informatique voilà près de deux ans. À l'époque, il avait été mis à pied et avait reçu un avertissement. « Quand j'ai repris le travail, en août 2010, j'ai retrouvé des barquettes vides dans ma poubelle. On aurait pu m'accuser de vol. Je l'ai fait constater par mon chef de secteur et j'ai été reçu par la direction qui m'a dit que j'affabulais. J'ai culpabilisé et j'ai fait une rechute. » Lors de l'entretien préalable au licenciement, ces faits n'ont pas été repris parmi les motifs exposés, assure le gréviste de la faim. L'employeur a justifié sa décision par les perturbations que provoque sur l'organisation du magasin l'absence prolongée d'un « manager métier ». « J'ai reçu la lettre recommandée le jour où j'ai envoyé un certificat médical autorisant ma reprise du travail », proteste Philippe Loridan qui, en outre, conteste l'argument de la désorganisation.

altÀ la veille de Noël, Philippe Loridan, 54 ans, recevait une lettre recommandée de la direction de l'hypermarché d'Auchy-les-Mines lui notifiant la rupture de son contrat de travail. « J'étais en arrêt maladie depuis novembre 2010 », explique le « manager métier » du rayon boucherie en évoquant une tentative de suicide consécutive à un litige avec son employeur l'ayant soupçonné de détourner une carte informatique voilà près de deux ans. À l'époque, il avait été mis à pied et avait reçu un avertissement. « Quand j'ai repris le travail, en août 2010, j'ai retrouvé des barquettes vides dans ma poubelle. On aurait pu m'accuser de vol. Je l'ai fait constater par mon chef de secteur et j'ai été reçu par la direction qui m'a dit que j'affabulais. J'ai culpabilisé et j'ai fait une rechute. » Lors de l'entretien préalable au licenciement, ces faits n'ont pas été repris parmi les motifs exposés, assure le gréviste de la faim. L'employeur a justifié sa décision par les perturbations que provoque sur l'organisation du magasin l'absence prolongée d'un « manager métier ». « J'ai reçu la lettre recommandée le jour où j'ai envoyé un certificat médical autorisant ma reprise du travail », proteste Philippe Loridan qui, en outre, conteste l'argument de la désorganisation.

« La vérité, c'est qu'ils n'ont plus besoin de manager boucher », s'indigne-t-il en expliquant que le rayon est devenu à 80 % une unité de vente à caractère industriel. « Un apprenti a été embauché. On ne lui enseigne qu'à craquer des plastiques et à mettre de la viande en rayon. Comment apprendra-t-il à désosser, à dénerver ? Tout au plus, ils reste 20 % de viande à trancher. » Ayant fait toute sa carrière dans la grande distribution (17 ans chez Match, 5 ans chez Leclerc puis un passage chez Auchan avant d'être recruté par Carrefour), Philippe Loridan compte avec angoisse les années qui lui restent jusqu'à la retraite : « Le licenciement à 55 ans, c'est la mort sociale. Je serai indemnisé pendant 3 ans puis ce sera le RSA. » De son côté, le directeur Cyril Boucherat évoque un licenciement « pour faute réelle et sérieuse. » « Je regrette cette situation », ajoute-t-il en précisant que la procédure suit son cours « dans le respect des dispositions en vigueur. »À la veille de Noël, Philippe Loridan, 54 ans, recevait une lettre recommandée de la direction de l'hypermarché d'Auchy-les-Mines lui notifiant la rupture de son contrat de travail. « J'étais en arrêt maladie depuis novembre 2010 », explique le « manager métier » du rayon boucherie en évoquant une tentative de suicide consécutive à un litige avec son employeur l'ayant soupçonné de détourner une carte informatique voilà près de deux ans. À l'époque, il avait été mis à pied et avait reçu un avertissement. « Quand j'ai repris le travail, en août 2010, j'ai retrouvé des barquettes vides dans ma poubelle. On aurait pu m'accuser de vol. Je l'ai fait constater par mon chef de secteur et j'ai été reçu par la direction qui m'a dit que j'affabulais. J'ai culpabilisé et j'ai fait une rechute. » Lors de l'entretien préalable au licenciement, ces faits n'ont pas été repris parmi les motifs exposés, assure le gréviste de la faim. L'employeur a justifié sa décision par les perturbations que provoque sur l'organisation du magasin l'absence prolongée d'un « manager métier ». « J'ai reçu la lettre recommandée le jour où j'ai envoyé un certificat médical autorisant ma reprise du travail », proteste Philippe Loridan qui, en outre, conteste l'argument de la désorganisation. « La vérité, c'est qu'ils n'ont plus besoin de manager boucher », s'indigne-t-il en expliquant que le rayon est devenu à 80 % une unité de vente à caractère industriel. « Un apprenti a été embauché. On ne lui enseigne qu'à craquer des plastiques et à mettre de la viande en rayon. Comment apprendra-t-il à désosser, à dénerver ? Tout au plus, ils reste 20 % de viande à trancher. » Ayant fait toute sa carrière dans la grande distribution (17 ans chez Match, 5 ans chez Leclerc puis un passage chez Auchan avant d'être recruté par Carrefour), Philippe Loridan compte avec angoisse les années qui lui restent jusqu'à la retraite : « Le licenciement à 55 ans, c'est la mort sociale. Je serai indemnisé pendant 3 ans puis ce sera le RSA. » De son côté, le directeur Cyril Boucherat évoque un licenciement « pour faute réelle et sérieuse. » « Je regrette cette situation », ajoute-t-il en précisant que la procédure suit son cours « dans le respect des dispositions en vigueur. »


source: nordeclair