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Thales : le lien entre suicide et travail établi

chsctMichèle Morellec avait 45 ans. Elle était responsable d’une ligne de production chez Thales Microelectronics, qui occupait encore le site de Châteaubourg. Elle travaillait sur le déménagement de l’entreprise à Etrelles, qui a fait beaucoup réagir à l’époque. Vendredi 23 octobre 2009, ses collègues apprenaient son suicide par pendaison à son domicile.

chsctMichèle Morellec avait 45 ans. Elle était responsable d’une ligne de production chez Thales Microelectronics, qui occupait encore le site de Châteaubourg. Elle travaillait sur le déménagement de l’entreprise à Etrelles, qui a fait beaucoup réagir à l’époque. Vendredi 23 octobre 2009, ses collègues apprenaient son suicide par pendaison à son domicile.


« Une situation intolérable »
« Son suicide a eu lieu alors que plusieurs alertes du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et des représentants du personnel avaient été lancées pour faire changer les méthodes de travail mises en place par la direction, rappellent aujourd’hui les représentants syndicaux (CGT) de l’entreprise. L’inspection du travail était également intervenue à plusieurs reprises. Ainsi, les directions locales et du Groupe Thales étaient parfaitement au courant de la situation intolérable faite à l’encontre de Madame Morellec. »
A l’époque, une cellule d’écoute et de soutien psychologique est mise en place immédiatement sur le site. Suite à ce drame, une nouvelle équipe de direction est mise en place.

Suicide ou accident du travail
Le mardi 27 octobre 2009, une marche silencieuse réunit près de 300 salariés et ex-salariés. « Il y a quelques années, on venait avec plaisir au travail ; aujourd’hui, nous venons à reculons », commentait alors un groupe de salariés dans les colonnes du Journal de Vitré.
Depuis le suicide de Michèle Morellec, sa famille, ainsi que la CGT et l’ASD-Pro (Association d’aide aux victimes et aux organisations confrontées aux suicides et dépressions professionnels) ont décidé de saisir le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Rennes pour faire reconnaitre le suicide en accident du travail.

Une première reconnaissance
Près de quatre ans plus tard, vendredi dernier 27 septembre, une audience avait donc lieu au Tribunal. « Le tribunal dispose de quinze jours pour rendre sa décision finale à la famille. Déjà, il a infirmé la position de la CPAM et établi un lien entre le suicide et le travail de Michèle Morellec », estime David Duchemin, délégué syndical CGT de Thalès.
Une première reconnaissance pour la famille de la victime.

Source (lejournaldevitre)

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