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Quelles règles pour les jours fériés travaillés ou non ?

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En mai, deux jours fériés (8 et 25 mai) tombent en début ou en fin de semaine. Rappel de ce que peut faire l'employeur.
Parmi les fêtes légales, seul le 1er mai est obligatoirement non travaillé pour tous les salariés (toutes entreprises et catégories confondues). Les autres jours fériés sont chômés si des dispositions en ce sens sont prévues :
Le salarié n’est pas tenu de récupérer les heures de travail non effectuées pendant un jour férié chômé (art. L. 3133-2).
Enfin, le salarié ne peut prétendre à aucun jour de congé supplémentaire si un jour férié chômé tombe un jour habituellement non travaillé (sauf si des dispositions conventionnelles le prévoient).
Remarque : le salarié ou apprenti âgé de moins de 18 ans ne peut pas travailler les jours fériés légaux. Toutefois, il peut travailler un jour férié dans les secteurs pour lesquels les caractéristiques particulières de l’activité le justifient (hôtellerie, restauration, spectacles, etc.). Dans ce cas, il bénéficie d’un repos hebdomadaire d’au moins 36 heures consécutives.

Rémunération des jours fériés

S’agissant des jours fériés ordinaires, le salarié mensualisé est rémunéré intégralement en cas de jour férié chômé à condition de justifier d’au moins 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise (art. L.3133-3-2). Le salarié saisonnier qui a signé divers contrats de travail dans l’entreprise (successifs ou non) est également intégralement rémunéré si son ancienneté totale cumulée est d’au moins 3 mois.
En revanche, les travailleurs temporaires, les travailleurs à domicile et les salariés intermittents ne bénéficient pas de ce maintien de leur rémunération pour les jours fériés chômés, sauf usage ou dispositions conventionnelles plus favorables.
Lorsque le jour férié est travaillé, le salarié perçoit une rémunération normale, sauf si une convention collective ou un usage prévoit des conditions de rémunération plus avantageuses (exemple : prime, taux horaire majoré).

Karima Demri, Dictionnaire permanent Social Actuel.ce.fr (lire l'article original)