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Réforme des rythmes scolaires: «Ne faut-il pas se poser pour trouver une solution?»

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Le syndicat SNUipp-Paris vient de livrer, ce lundi, les premiers résultats de son enquête sur les conséquences de la réforme des rythmes scolaires...

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Le syndicat SNUipp-Paris vient de livrer, ce lundi, les premiers résultats de son enquête sur les conséquences de la réforme des rythmes scolaires...

«Ni statu quo, ni bricolage». La banderole accrochée dans les locaux du SNUipp-Paris (20e) donne le ton. Ce lundi, le syndicat dévoilait les premiers résultats d'une enquête lancée le 16 septembre sur les conséquences de la réforme des rythmes scolaires et sa mise en oeuvre. «Et on ne s'attendait pas à de telles remontées», détaille Jérôme Lambert, secrétaire départemental.

Selon le syndicat, il y aurait eu 160 «retours» d'équipes entières, directeurs ou enseignants de maternelle et élémentaire, sur les 663 écoles de la capitale. Et parmi ces réponses, 80% feraient part de l'anxiété et de la grande fatigue générale chez les enfants.

«Les semaines sont longues»

Devant l'école maternelle Tourtilles (20e), ce lundi midi, des nounous qui attendent la sortie des enfants confirment cet état de fatigue. Idem pour les parents du petit Joseph. Si lui ne va pas aux ateliers, sa maman indique que, «pour ses copains d'école qui y vont, les semaines sont longues». Et ce ne serait pas forcément mieux pour les enseignants.

«Les collègues et directeurs s'arrêteraient beaucoup plus, certains victimes de burn out», estime Jérôme Lambert. Une situation inquiétante, qui aurait d’ailleurs poussé le recteur de Paris à «saisir le CHSCT sur cette question», souligne le syndicaliste.

Sentiment de «dépossession»

Et la fatigue ne serait pas le seul souci. Pour Emeline, qui enseigne à l'école maternelle des Amiraux (18e), l'occupation d'un même lieu pour le scolaire et le périscolaire est également «très déroutante». Ce serait même vécu par beaucoup de ses collègues comme une «dépossession» de leur outil de travail, avec l'occupation des salles par les aménagements des rythmes scolaires (ARE).

Sans oublier le «problème de sécurité des enfants», lié notamment à la multiplicité des intervenants et à des difficultés pour obtenir des listes «d'adultes habilités à entrer dans l'école», détaille Jérôme Lambert. Autant de questions sur lesquelles le syndicat dit avoir alerté la Mairie de Paris.

Renforcement de la sécurité

Contactée par 20 Minutes, Claire Le Flesher, conseillère du Maire sur les questions d'éducation, a d’ailleurs indiqué y être «attentive», expliquant travailler avec le rectorat «pour aplanir les soucis». Un renforcement de la sécurité aurait notamment été décidé concernant les intervenants extérieurs, «pour rassurer, même s'il y a eu beaucoup de fantasme sur cette question».

A cela s’ajoutent quelque 184 nouveaux agents, qui devraient rejoindre les 385 responsables éducatifs Ville déjà en place, a annoncé ce lundi Colombe Brossel, adjointe chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative à la Mairie.

Mais ces annonces ne satisfont pas le syndicat. «Oui ou non peut-on continuer l'année scolaire? Ne faut-il pas suspendre l'ARE et se poser, pour trouver une meilleure solution?», s'est interrogé Jérôme Lambert, avant de rappeler que le SNUipp n'excluait pas des actions, qui pourraient aller du simple rassemblement à la grève. Le choix de la mobilisation devrait être pris en fin de semaine.

Source (20minutes.fr)

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