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QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL. Le numérique aurait un impact plutôt positif

 

 

 

© Gaël Kerbaol/INRS

 

Le numérique est perçu comme une opportunité par 57 % des salariés et 72 % des chefs d’entreprise, selon une enquête réalisée pour l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) à l’occasion de la 13e édition de la semaine pour la qualité de vie au travail (1). D’un côté comme de l’autre, la simplification et la souplesse qu’il procure apparaissent au premier rang des bénéfices. La tendance est toutefois plus marquée chez les chefs d’entreprise, les catégories socio-professionnelles supérieures et les plus jeunes que chez les salariés moins qualifiés et les plus âgés.


Une grande majorité des salariés (86 %) et des chefs d’entreprise (93 %) se disent « à l’aise » avec les technologies numériques dans leur vie professionnelle. 67 % des salariés et 83 % des chefs d’entreprise estiment que leur entreprise est avancée concernant l’usage du numérique et 73 % des premiers et 93 % des seconds sont « optimistes » quant aux conséquences sur l’avenir de leur société. Par ailleurs, ils sont respectivement 67 % et 88 % à percevoir des bénéfices pour leur propre avenir. En revanche, interrogés sur l’impact du numérique sur l’avenir de l’emploi en France, seuls 46 % des salariés et 52 % des chefs d’entreprise sont optimistes.

Certaines dérives affectent les conditions de travail

Les salariés et les patrons s’accordent largement (à hauteur, respectivement, de 85 % et 90 %) sur l’effet positif du numérique sur la qualité de vie au travail, mais des réserves apparaissent quant à certaines conséquences. Près d’un salarié sur trois souligne les effets négatifs du numérique sur la charge de travail, la pression et le stress. Si globalement les chefs d’entreprise sont plus enthousiastes sur les dimensions liées à l’organisation du travail, ils évoquent également ces points. « La circulation instantanée de l’information a favorisé l’avènement d’une culture de l’urgence et de l’immédiateté qui conduit à la fois à une intensification du travail (…), à sa densification (…) et à sa fragmentation », peut-on lire dans l’enquête.

Dans le même temps, 3 salariés sur 5 estiment que la concentration, l’ambiance dans l’équipe, l’équilibre vie privée-vie professionnelle et les horaires de travail ne sont pas impactés par le numérique, tandis qu’un salarié sur 5 en souligne l’amélioration et une proportion équivalente la dégradation. Le décalage salariés-patrons est plus net sur les questions qui touchent au management collaboratif. En effet, 47 % des chefs d’entreprise estiment que le numérique a eu des conséquences positives sur la possibilité pour les salariés de donner leur avis sur le management et de participer aux prises de décisions, tandis que seuls 27 % des salariés le pensent.

Enfin, les avis sont très partagés quant à l’impact du numérique sur le dialogue social. Seuls 19 % des salariés et 28 % des dirigeants estiment qu’il s’est ainsi amélioré. Interrogés sur ce qui pourrait aider à mieux travailler à l’ère du numérique, 40 % des salariés jugent prioritaire de proposer des formations spécifiques, 35 % de développer le dialogue social et 27 % d’imposer et réglementer un droit à la déconnexion. Pour les chefs d’entreprise, les formations spécifiques au numérique arrivent en tête (38 %) à égalité avec le développement du dialogue social. 32 % appellent à de nouveaux modes de management de proximité, tandis que 26 % seulement invoquent le droit à la déconnexion.

1. Enquête réalisée en ligne du 15 mars au 1er avril 2016 auprès d’un échantillon représentatif de 1 003 salariés actifs occupés et 205 chefs d’entreprise ou DRH.

85 %

des salariés estiment que l’usage des technologies numériques a un effet positif à très positif sur leur qualité de vie au travail. Ils sont 91 % chez les 25-34 ans et 96 % chez les 18-24 ans.

 


Grégory Brasseur travail-et-securite.fr (lire l’article original)