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Nouvelles règles de sécurité de l’AP-HP face à la montée des tensions

Avec une augmentation de 15% des déclarations d'atteintes aux personnes et aux biens en 2013 dans ses hôpitaux, l'AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris) a décidé d'agir, en signant un accord avec la préfecture de police et le parquet de Paris pour mieux protéger son personnel et les professionnels de santé.



Avec une augmentation de 15% des déclarations d'atteintes aux personnes et aux biens en 2013 dans ses hôpitaux, l'AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris) a décidé d'agir, en signant un accord avec la préfecture de police et le parquet de Paris pour mieux protéger son personnel et les professionnels de santé.



Des cours de self-défense, des cours de gestion de l'agressivité… Personnel et professionnels de santé des hôpitaux ont bien essayé de parer aux coups et à la montée de la violence sur leur lieu de travail. Mais, ça n'a pas suffi. Alors, à Paris, des vigiles ont fait progressivement leur entrée dans les hôpitaux. Près de 200 veillent désormais sur les 37 sites de l'AP-HP avec pour mission de "calmer le jeu" et l'interdiction formelle de toucher les patients. Mais, ça n'est pas encore assez : en 2013, l'AP-HP enregistre une hausse de 15 % des atteintes aux personnes et aux biens. Insultes, provocations, menaces, violences volontaires… Au total, 1 343 atteintes aux personnes et 2 056 atteintes aux biens ont été recensées au sein de l'AP-HP. Une montée en puissance de la délinquance que l'établissement public veut enrayer.


Mise en place de trois référents

"Il y a un peu plus de tension […] une tendance qui nécessite plus de vigilance", selon le directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch. D'où la signature, lundi, d'un protocole d'accord entre l'AP-HP, la préfecture de police et le Parquet de Paris. Cette coopération renforcée entre les hôpitaux et les services de l'État vise à mieux protéger les personnels et professionnels de santé sur leurs lieux de travail. Il s'agit de "garantir au personnel un climat serein, afin de pouvoir exercer leur métier dans les meilleures conditions", précise encore l'AP-HP. L'accord sera progressivement décliné localement entre les sites hospitaliers du groupe et les commissariats locaux. Il prévoit notamment la mise en place de référents dans chacune des trois institutions, en vue de faciliter les échanges. Par ailleurs, des réunions seront désormais programmées une fois par semestre entre les trois nouveaux représentants.


Programmation d'audits de sécurité

L'initiative, qui concerne pour le moment 18 hôpitaux parisiens, a vocation à s'étendre aux établissements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), a précisé le préfet de police, Bernard Boucault. Le procureur de Paris, François Molins, souhaite en faire "des lieux sanctuarisés où à la fois patients et médecins doivent être et rester à l'abri des violences". Le Parquet a annoncé s'engager à communiquer régulièrement à l'AP-HP les suites données aux plaintes déposées par les personnels de santé. La préfecture de police proposera de son côté des audits de sécurité aux établissements.


Dans les pas des hôpitaux de Marseille

En septembre 2013, les hôpitaux de Marseille ont eux-mêmes adopté un plan contre la violence qui prévoit notamment le développement de la vidéosurveillance, ainsi que la fermeture nocturne des points d'entrée à l'hôpital, et de certains services, accessibles aux seuls personnels. En 2011, un protocole du même type avait également été signé entre le ministère de l'Intérieur et les représentants des médecins libéraux.

 

 

 

Source (actuel-hse.fr)


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