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Mis au placard, il tente de se suicider à son travail

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altUne réunion extraordinaire a eu lieu hier après la tentative de suicide dans son bureau d’un cadre supérieur d’une filiale de la Poste.

«Je suis . » D’habitude, le tableau blanc installé dans le bureau de ce cadre supérieur d’une filiale de la Poste est noirci par des messages de service. Vendredi, c’est cette phrase laconique que des salariés de Philaposte, chargé à Gentilly de la philatélie et des timbres spéciaux, ont découverte en même temps que le corps de leur directeur des marchés extérieurs. A 11h45, l’homme, âgé de 52 ans, a tenté de mettre fin à ses jours en se taillant les veines sur son lieu de travail. Hier, sur le site, un CHSCT extraordinaire (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) s’est déroulé à la suite de cette tentative de .

altUne réunion extraordinaire a eu lieu hier après la tentative de suicide dans son bureau d’un cadre supérieur d’une filiale de la Poste.

«Je suis . » D’habitude, le tableau blanc installé dans le bureau de ce cadre supérieur d’une filiale de la Poste est noirci par des messages de service. Vendredi, c’est cette phrase laconique que des salariés de Philaposte, chargé à Gentilly de la philatélie et des timbres spéciaux, ont découverte en même temps que le corps de leur directeur des marchés extérieurs. A 11h45, l’homme, âgé de 52 ans, a tenté de mettre fin à ses jours en se taillant les veines sur son lieu de travail. Hier, sur le site, un CHSCT extraordinaire (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) s’est déroulé à la suite de cette tentative de .

 

La victime, à cette tâche depuis quatre ans, est toujours hospitalisée à . Ironie du sort, ce cadre supérieur était lui-même élu CFDT au CHSCT, une structure ayant pour mission, dans les entreprises, d’anticiper les risques qui pourraient avoir des conséquences nuisibles sur la santé des travailleurs.

« Ce salarié se sentait menacé depuis plusieurs mois sur son poste, comme d’autres salariés de l’entité avant lui, et était la cible d’attaques régulières de sa hiérarchie. Les pompiers ont pu lui donner les premiers soins », explique une employée de ce service qui compte une soixantaine de personnes.

Pour les syndicats aussi, les raisons de ce geste de désespoir ne laissent aucun doute et sont liées « à une réorganisation interne de ce service commercial menée à la hussarde, dénonce Francis Magnou, responsable CFDT Ile-de-France. A plusieurs reprises, nous avons alerté la direction sur le cas de ce militant, en vain. Ce n’est pas quelqu’un de fragile psychologiquement. Il était très investi dans son travail. Il a eu à affronter d’autres difficultés professionnelles auxquelles il a su faire face. Depuis plusieurs mois, c’était de la maltraitance, du mépris. Il était complètement isolé. »

« Faux », rétorque la direction de Philaposte, « très affectée ». « Il est vrai que son poste était amené à évoluer car la charge de travail allait augmenter. Deux personnes étaient donc nécessaires au lieu d’une. Nous lui avons demandé de postuler sur ces nouveaux postes, mais cela n’a pas été fait. Conformément aux recommandations de la médecine du travail, un autre emploi lui avait été proposé sur le même site dans une autre équipe, avec le même salaire. »

« On lui proposait de devenir chargé de mission. A la Poste, ça veut dire le placard, tranche Pascal Panozzo, référent en commission des instances nationales des CHSCT pour SUD-PTT et présent hier à Gentilly. Il l’a appris vendredi par mail avant de tenter de se suicider. En septembre, les premières informations sur les modifications qui allaient être apportées sur son poste commençaient à circuler. Lundi (NDLR : 2 janvier), il venait de reprendre le travail après trois mois d’arrêt maladie suite à une dépression. Aucun soutien ne lui a été apporté pour son retour. »

Outre une cellule d’écoute installée sur le site après le geste de ce cadre, une expertise réalisée par un cabinet extérieur doit être réalisée.


source: leparisien.fr