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Les Français plus stressés au travail qu’ailleurs en Europe ?

 

Les Français plus stressés au travail qu’ailleurs en Europe ?

 

Avec un coût social compris entre 1,9 et 3 milliards d’euros en France, le stress au travail est devenu « le mal du siècle ». En Europe, il concernait 40 millions de personnes en 2009, soit environ 22 % de la main-d’œuvre européenne, selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT).


Les chiffres

En France, les chiffres sont encore rares et sont quasi obsolètes : outre ceux de l’OIT, on peut aussi citer les résultats du sondage ANACT/CSA datant de 2009, révélant ainsi que 41 % des salariés sondés se disent stressés, dont 13 % très stressés.

Cependant, le dernier rapport d’enquête de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail paru en mars 2016, place la France en troisième position des pays européens présentant « des difficultés s’opposant au traitement de la santé et de la sécurité » derrière l’Italie et la Grèce. Réalisée à destination des entreprises européennes en 2014, l’ESENER (enquête européenne des entreprises sur les risques nouveaux et émergents) permet de mieux appréhender la façon dont les risques liés à la sécurité et la santé sont gérés sur les lieux de travail européens.

En France, les résultats concernant les facteurs de risques psycho-sociaux dans les entreprises sont édifiants. Le pays présente les taux de facteurs de risque les plus élevés d’Europe : c’est ainsi le cas pour le stress dû à une mauvaise communication ou collaboration (54 %), le manque de gérance des employés sur leur rythme de travail (49 %) ou encore la gestion des clients (33,9 %). Les contraintes de temps sont aussi un facteur de stress important par rapport au reste de l’Europe avec 35,8 % des risques.

La gestion du stress, peut mieux faire ?

En France, serions-nous donc plus stressés au travail que partout ailleurs en Europe ? Les chiffres semblent pencher vers l’affirmative. Il faut pourtant examiner un autre fait des plus importants, la gestion de ce stress au travail. La rareté des études menées en France ainsi que les résultats de l’étude européenne laissent à penser que ce problème est encore peu ou pas pris en charge par les décisionnaires.

« Il y a un grand décalage entre ce que l’on connaît du stress et la relative faiblesse des actions. C’est le paradoxe français : on est passé du déni aux faux-semblants. Il y a des numéros verts, des questionnaires dans les entreprises, des formations de managers, mais pas un vrai travail de fond », dénonce ainsi Patrick Légeron, psychiatre spécialisé sur les questions de stress depuis quinze ans. Selon lui, « le stress au travail a aussi du mal à être reconnu comme une grande préoccupation parce qu’il est masqué par le problème du chômage, avec malheureusement cette arrière-pensée : « Ne vous plaignez pas, vous avez du travail » ».

Selon l’enquête européenne ESENER, seules 30 % des entreprises françaises sondées disposeraient d’un plan d’action visant à prévenir le stress lié au travail et 53 % d’entre elles, une procédure pour gérer les cas éventuels de menaces, d’insultes ou d’agressions de la part de clients, de patients, d’élèves ou de toute autre personne extérieure à l’organisation. Cela reste encore peu face à des pays tels que le Royaume-Uni (91,9 %), la Suède (80,2 %) ou l’Irlande (81,2 %).

Des solutions individuelles de gestion du stress

Outre les formations à la gestion du stress, des solutions du quotidien existent afin de gérer le stress éventuel, facteur de mal-être conduisant parfois à la dépression, aux accidents du travail, au burn-out et même au suicide.

Pour prévenir ou gérer ce stress, la relaxation et le sport constituent les armes les plus répandues : yoga, qi-gong, taï-chi sont autant de remèdes alliant le corps et l’esprit ; sport en salle, jogging ou boxe permettent de « libérer » et d’« éliminer » les énergies et les pensées négatives… Les lève-tôt adoreront les « before work » pour faire la fête, prendre un super-petit déjeuner ou encore se recentrer sur soi avec une « life coach ».

Enfin, se prendre quelques jours pour faire un « break », partir à la mer, à la montagne ou en pleine campagne et s’y ressourcer, demeure un incontournable.

 

 

 

 

Sarita Modmesaïb - Epoch Times (Lire l’article original)