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La sieste au travail : une solution pour être en forme et productif au travail

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En 2016, le verbe « siester » est entré dans les dictionnaires ! Un raccourci verbal qui permet de gagner un peu de temps au profit de notre sommeil ? En 2 générations, la durée quotidienne de sommeil a diminué d’1h30, un changement majeur d’habitude de vie (source Institut National pour la Prévention et l’Education Sanitaire). La micro-sieste quotidienne est l’une des solutions pour rééquilibrer ce temps de sommeil.

Sieste et bien-être : dormir, c’est vivre !

Chacun expérimente occasionnellement ou régulièrement la désagréable sensation de manquer de sommeil, mais compense par différentes tactiques court-termistes : consommation d’excitants (café, thé, sucres, chocolat, alcool, nicotine), hyperactivité ininterrompue du matin au soir, voire mépris affiché du sommeil, en considérant que ce n’est que perte de temps face à la longue liste de choses à réaliser dans la vie.

Pourtant dormir, c’est justement vivre : c’est le moment de l’indispensable recharge d’énergie physique et psychique pour accomplir toutes les tâches de l’existence, « gérer » ses émotions et développer capacités cérébrales et performances.

Les conséquences du manque de sommeil sur la santé sont innombrables. Certains auteurs ont clairement établi les liens entre diminution du temps de sommeil et épidémies d’obésité et de diabète, en raison de l’activité majeure de régulation hormonale assurée pendant le sommeil. De plus, hypertension et accidents vasculaires cérébraux sont très largement favorisés par des nuits trop courtes. Le système immunitaire, chargé de combattre les affections bénignes comme les tumeurs cancéreuses, est affaibli par le manque de sommeil. Globalement, celui-ci entraîne un vieillissement accéléré dont on se passerait bien volontiers.

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Mais l’impact du sommeil dépasse la seule santé physique : la qualité du sommeil est indissociable de l’équilibre émotionnel et psychique, comme du développement ou du maintien des capacités cognitives. Au plan physiologique, le sommeil est nécessaire à la formation de la myéline qui protège les neurones, mais aussi au « nettoyage » du cerveau. Il est indispensable à la consolidation de la mémoire, à l’attention et la concentration, à la vigilance et l’intuition.

En définitive, il se déroule tellement de bonnes choses pendant le sommeil, sans aucune intervention volontaire de notre part, qu’il est bien dommage de s’en priver. Loin d’être inactif, notre organisme met alors certaines activités – dont celle de notre conscience – en pause pour mieux assurer un grand nombre de fonctions vitales.

Bien-être au travail : les bienfaits de la micro-sieste, pour une récupération rapide

Les journées bien remplies, les temps de transport à rallonge, les sollicitations des écrans numériques nous détournent de notre lit et raccourcissent les nuits de sommeil.

La micro-sieste est une pratique à adopter si vous manquez régulièrement de sommeil, si vous voulez retrouver de l’énergie dans l’après-midi et avoir les idées claires.

Le principe est de s’assoupir 10 à 20 minutes afin d’entrer dans un sommeil lent léger, qui permet déjà un début de récupération physique : la respiration s’apaise, le tonus musculaire s’amoindrit, l’activité du cerveau est ralentie mais le sujet demeure sensible à l’environnement et peut facilement se réveiller. Avec l’entrainement à l’endormissement rapide, certains spécialistes de la « sieste flash » parviennent à récupérer en moins de 5 minutes seulement. Les effets sont positifs même sur la mémoire pour laquelle le sommeil joue un rôle primordial. En revanche, au-delà de 30 minutes, le risque augmente d’entrer dans un sommeil lent profond, plus réparateur encore mais dont il sera difficile de sortir, en raison de ce que les scientifiques appellent « l’inertie du sommeil », et qui peut perturber le déroulement de la nuit suivante.

En France, la micro-sieste se déploie lentement mais surement

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Côté entreprises, l’enjeu est notable : le manque de sommeil entraîne un risque de somnolence qui n’est pas sans danger à certains postes, en particulier sur la route, et dans tous les cas, augmente le risque d’erreur, réduit la capacité d’innovation et pénalise la productivité. 32% des cadres avouent s’être déjà endormis en plein milieu d’une réunion (IFOP, avril 2014) ! La somnolence diurne excessive entraîne 2 fois plus de difficultés au travail : difficultés à gérer son temps, difficultés relationnelles, pertes d’efficacité, d’après l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance.

En conséquence, 19% des actifs admettent s’assoupir en cachette sur leur lieu de travail (toujours selon l’INSV) ! Les habitués choisissent alors de faire un somme dans leur bureau, une salle de réunion, leur voiture, ou même les toilettes.

Heureusement cependant, même si la sieste demeure en France traditionnellement taboue dans le milieu du travail car associée à la paresse, à l’enfance ou au contraire à la vieillesse, les salles de sieste ou « siesterias », pudiquement baptisées salle de ressourcement ou de silence, commencent à fleurir dans les entreprises qui constatent que la fatigue des salariés est un obstacle à la qualité de vie au travail et donc à leur bien-être comme à leurs performances. Mais surtout quand ces équipements s’inscrivent dans une cohérence globale et une démarche de bien-être au travail qui englobe le style de management, alors les résultats sont là : la santé s’améliore, l’absentéisme diminue, l’engagement des salariés augmente. Les salles de calme, c’est bien ; le « management par le calme », c’est encore mieux !

Sources :

e-RSE.net (lire l’article original)