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La prévention, une affaire rentable

La prévention des risques est un enjeu majeur pour améliorer la sécurité et la santé des travailleurs du BTP. Or, en période économique difficile, elle est en général perçue comme un coût net pour l'entreprise. Une étude menée sur le terrain par l'OPPBTP permet de mettre en évidence l'impact de la prévention sur la performance économique des entreprises engagées dans des actions concrètes.



 

La prévention des risques est un enjeu majeur pour améliorer la sécurité et la santé des travailleurs du BTP. Or, en période économique difficile, elle est en général perçue comme un coût net pour l'entreprise. Une étude menée sur le terrain par l'OPPBTP permet de mettre en évidence l'impact de la prévention sur la performance économique des entreprises engagées dans des actions concrètes.



 



La prévention, cela coûte… et cela peut aussi rapporter gros. Ce constat a été le fil conducteur des premières Rencontres économiques de la construction organisées par le Groupe Moniteur le 19 décembre dernier à l'Institut du monde arabe à Paris.

L'organisme de prévention du BTP, qui participait à la seconde table ronde "Et si la prévention rimait avec performance économique ?", a souhaité tordre le cou aux idées reçues selon lesquelles la prévention représenterait uniquement un coût net pour l'entreprise et se ferait au détriment des intérêts économiques de celle-ci. "Nombreux sont les acteurs de la construction, maîtres d'ouvrage, donneurs d'ordre, chefs d'entreprise et salariés à affirmer que la prévention, ça coûte!" observe Paul Duphil, secrétaire général de l'OPPBTP. "En raison du caractère réglementaire et obligatoire de nombre d'actions en prévention, l'attention des entreprises est peu portée vers la valorisation de leur impact; elles en restent donc au seul coût. Et les études sur le sujet sont rares et trop macroéconomiques pour convaincre." Une lacune que l'OPPTBP a donc eu à cœur de combler.

Sous la conduite d'Alain Fraisse, directeur régional à l'OPPBTP, et de Philippe Emsalem, ingénieur et économiste, l'organisme de prévention a donc mobilisé son réseau de 200 conseillers et ingénieurs qui accompagnent 8000 entreprises chaque année afin de mener une étude microéconomique de grande ampleur sur le terrain. Ainsi, 101 cas d'actions de prévention de 27 entreprises de toutes tailles, couvrant 90% des métiers du secteur, ont été analysés de façon comptable afin de mettre en lumière la réalité de la performance économique de la prévention des risques.


Des gains sur des axes majeurs

Premier constat: dans la grande majorité des cas étudiés, l'impact de l'action de prévention réalisée s'est avéré positif. Pour gommer les disparités de valeurs (les enjeux allant de 100 € à 600000 €), c'est le gain sur les coûts qui a été retenu. Ainsi, en consolidant les bilans des 101 actions étudiées, l'étude révèle un rendement global de 2,19, ce qui signifie concrètement que, pour 100 euros engagés dans une action de prévention, les gains économiques ont été de 219 euros. De plus, les gains observés se situent sur des axes essentiels de l'efficacité opérationnelle comme la productivité (le travail en sécurité s'accompagnant d'une plus grande efficacité des temps passés), la marge (13% des actions ont permis de développer le chiffre d'affaires et la marge de l'entreprise) ou les achats avec une utilisation plus maîtrisée des ressources génératrices de gains sur ce poste.


Les TPE particulièrement gagnantes

Balayant une autre idée reçue, les résultats de l'étude prouvent que la prévention est à la portée de tous. En effet, sur l'ensemble des actions analysées, 24 représentent des dépenses de moins de 5000 €. Ce sont, en outre, celles présentant les meilleurs rendements (supérieurs à 20), tout comme celles liées aux changements de produits et de méthodes. Les TPE auraient donc, selon le rapport, tout à y gagner, d'autant que dans l'échantillon étudié, ce sont elles qui bénéficient d'un rendement supérieur à trois. Dernier aspect, enfin, la trésorerie reste épargnée puisqu'il faut en moyenne 1,5 an pour que la dépense soit couverte par les gains. Un délai relativement court qui permet d'engager des dépenses sans peser longtemps sur une trésorerie sensible en temps de crise, comme le souligne l'étude.

L'intégralité de cette étude est disponible dans un recueil répertoriant les 101 actions de prévention analysées. Chaque cas y est présenté sous tous ses aspects: type d'entreprise, métiers concernés, description de l'action de prévention, constat, bilan économique détaillé et bilan de prévention. Enfin, l'étude fera l'objet d'une tournée de conférences dédiées durant toute l'année prochaine.


Pour en savoir plus

 

Source (preventionbtp.fr)


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