Espace
CHSCT

@Espace
CHSCT

Elu ?
Contactez-nous

Je découvre
Axium

La formation professionnelle bientôt intégrée à la négociation annuelle ?

Image actualité

altLe Conseil économique, social et environnemental (Cese) a rendu, le 13 décembre, son avis sur la formation professionnelle. Il préconise une articulation plus étroite entre le plan de formation et la GPEC, afin de développer les compétences des salariés.

Le premier ministre, François Fillon, avait saisi le Cese (Conseil économique, social et environnemental) pour formuler des pistes d'amélioration du système de formation professionnelle. Le Conseil a rendu son avis mardi et formule 24 recommandations pour rendre la formation plus efficace, moins complexe et plus équitable.

Faire du plan de formation un outil stratégique de GRH

Le Conseil relève que l'élaboration du plan de formation est aujourd'hui assurée sous la responsabilité pleine et entière de l'employeur, après consultation du CE dans les entreprises de 50 salariés et plus. Sans remettre en cause le pouvoir de décision de l'employeur, il préconise une articulation plus étroite du plan de formation avec la GPEC. Ainsi, "une partie du plan de formation pourrait être explicitement consacrée à des actions visant à accroître la capacité des salariés à occuper un emploi par le développement de leurs compétences, au-delà de la seule adaptation à l'évolution des postes de travail, en vue de faciliter la mobilité interne et externe à l'entreprise".

 

 

altLe Conseil économique, social et environnemental (Cese) a rendu, le 13 décembre, son avis sur la formation professionnelle. Il préconise une articulation plus étroite entre le plan de formation et la GPEC, afin de développer les compétences des salariés.

Le premier ministre, François Fillon, avait saisi le Cese (Conseil économique, social et environnemental) pour formuler des pistes d'amélioration du système de formation professionnelle. Le Conseil a rendu son avis mardi et formule 24 recommandations pour rendre la formation plus efficace, moins complexe et plus équitable.

Faire du plan de formation un outil stratégique de GRH

Le Conseil relève que l'élaboration du plan de formation est aujourd'hui assurée sous la responsabilité pleine et entière de l'employeur, après consultation du CE dans les entreprises de 50 salariés et plus. Sans remettre en cause le pouvoir de décision de l'employeur, il préconise une articulation plus étroite du plan de formation avec la GPEC. Ainsi, "une partie du plan de formation pourrait être explicitement consacrée à des actions visant à accroître la capacité des salariés à occuper un emploi par le développement de leurs compétences, au-delà de la seule adaptation à l'évolution des postes de travail, en vue de faciliter la mobilité interne et externe à l'entreprise".

 

 

Le Conseil considère que le thème de la formation professionnelle gagnerait à être intégré à la négociation annuelle de l'entreprise.

Combiner le Cif et le Dif

Le Cese part du constat que :

- les droits acquis au titre du Dif sont insuffisants pour financer des actions de reconversion et n'autorisent que des formations de courte durée ;

- les demandes croissantes de Cif ne peuvent pas toujours être satisfaites.

Il propose de combiner ces deux dispositifs afin de couvrir plus largement des formations qualifiantes, qui sont plus longues et plus coûteuses. "Pour donner toute sa portée à cette mesure, il conviendrait dans le même temps d'étudier la possibilité d'une revalorisation du taux horaire du Dif".

Les moyens du Cif devraient également être consolidés. Le Conseil recommande notamment de rétablir l'application de la contribution au titre du Cif aux entreprises de 10 à 19 salariés qui a été supprimée en 2005.

Donner un nouvel élan à la VAE

La validation des acquis de l'expérience (VAE) est une des modalités d'obtention d'une certification professionnelle. "Or, de nombreux secteurs professionnels vont connaître des besoins en personnel qualifiés importants dans les prochaines années, que le système de formation initiale ne pourra pas satisfaire en totalité". Le Conseil estime que la VAE constitue l'une des réponses à ces préoccupations. Il propose de lui donner un nouvel élan en facilitant son développement.

Création éventuelle de comptes individuels de formation

"De nombreux rapports ont, ces dernières années, proposé la création de comptes individuels de formation, alimenté par le salarié (notamment à travers le Dif), la collectivité et/ou l'entreprise", relève le Conseil.

Sans se prononcer sur le bien fondé de ce dispositif, il préconise de réaliser, au préalable, une étude de faisabilité afin d'en évaluer toutes les conséquences.

Instaurer un référencement "qualité" des organismes de formation

Pour s'assurer de la qualité des organismes de formation, le Conseil propose qu'un site unique (un portail-répertoire) référence l'ensemble des organismes de formation en mentionnant le label ou la certification éventuellement attribuée, dans un souci de transparence et de visibilité de la qualité de l'offre de formation. Ce portail-répertoire devrait être accessible à tous les utilisateurs (salariés, employeurs, opérateurs).

Eléonore Barriot

Source : ActuEL-RH