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Emplois plus à risque lors d’exposition à la chaleur et aux substances chimiques


L’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) vient de publier une étude sur l’exposition simultanée des travailleurs à des contraintes thermiques et à des substances chimiques.





L’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) vient de publier une étude sur l’exposition simultanée des travailleurs à des contraintes thermiques et à des substances chimiques.






Cette revue de la littérature a permis entre autres de documenter les changements physiologiques associés aux contraintes thermiques ainsi que les effets des expositions simultanées aux contraintes thermiques et aux substances chimiques. « Si l’exposition au froid entraîne habituellement une diminution de la toxicité des substances chimiques, la littérature suggère qu’une exposition à la chaleur peut provoquer une augmentation de l’absorption pulmonaire et cutanée ainsi que des effets de plusieurs substances chimiques. Cette hausse des effets varie selon l’intensité de la chaleur, des niveaux d’exposition et des caractéristiques physico-chimiques polluants », explique la toxicologue Ginette Truchon, auteure principale de l’étude.


En se basant sur la littérature scientifique, les chercheurs ont identifié, parmi les substances du Guide de surveillance biologique de l’exposition de l’IRSST, 14 polluants dont les effets sur les travailleurs pourraient être plus importants s’ils sont exposés à des températures chaudes. Il s’agit du benzène, de l’éther monoéthylique de l’éthylène glycol, de l’acétate d’éthylglycol, de l’éthylbenzène, du n-hexane, du mercure, du méthanol, de la méthyléthylcétone, des organophosphorés, du pentachlorophénol, du phénol, du styrène, du toluène et des xylènes. Par la suite, une démarche des chercheurs appuyés d’un groupe d’experts a permis d’identifier les emplois qui sont le plus à risque à l’égard de l’exposition simultanée aux contraintes thermiques et aux substances chimiques. « Nous avons utilisé une approche qui ne tient pas compte des mesures objectives comme le port d’équipement de protection individuelle, l’isolement vestimentaire, l’acclimatation ou non des travailleurs, leur état de santé et leur condition physique, de même que la vitesse de la circulation de l’air qui sont toutes susceptibles d’influencer la réponse de l’organisme en situation réelle de travail. Mais nous estimons que l’ensemble des emplois ciblés (voir Tableau) est plus à risque; situation qui devrait inciter les milieux de travail qui comportent ces types de métier ou utilisent ces polluants à adopter les moyens de prévention requis pour réduire l’exposition, voire éliminer les dangers à la source », précise Mme Truchon.


Cette démarche a mis en évidence que 20 des 22 emplois où le risque potentiel pour les travailleurs est plus élevé proviennent du secteur de la fabrication des produits minéraux non métalliques / première transformation des métaux / fabrication de produits métalliques. Les deux autres sont les couvreurs de toiture et les pompiers. Malgré ses limites, l’étude devrait permettre de guider les intervenants dans leurs démarches d’évaluation, de réduction ou d’élimination du risque.

Pour consulter sans frais la publication : http://www.irsst.qc.ca/-publication-irsst-contraintes-thermiques-substances-chimiques-r-799.html



Source (inforisque.info & irsst.qc.ca)


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