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Bruit sur le chantier : adapter les pratiques d’évaluation aux situations

 


Quelle que soit son origine, le bruit constitue une des premières sources de nuisance sur un chantier.

La démarche de maitrise des nuisances sonores impose d’évaluer et si nécessaire de quantifier précisément le risque afin de prendre les mesures de prévention qui s’imposent.

 



 


Quelle que soit son origine, le bruit constitue une des premières sources de nuisance sur un chantier.

La démarche de maitrise des nuisances sonores impose d’évaluer et si nécessaire de quantifier précisément le risque afin de prendre les mesures de prévention qui s’imposent.

 




 

De la simple estimation au mesurage normalisée

Un chantier de Bâtiment est par nature une activité bruyante en raison des niveaux sonores liés au type d’ouvrage réalisé, aux techniques et engins employés et à l’organisation du chantier. D’où la nécessité d’évaluer et si nécessaire de mesurer le niveau d’exposition au bruit des salariés. Une démarche qui permet d’identifier les sources de nuisance sonore sur le site, d’estimer leur fréquence et leur intensité et de mettre en relation les activités exercées et les niveaux acoustiques correspondants.

Plusieurs méthodes à utiliser de manière conjointe, existent. D’abord l’estimation sommaire. La démarche ne nécessite ni mesures ni connaissances spécifiques. Elle est réalisée à l’aide de tests de communication dans le bruit, en s’appuyant sur les données disponibles par secteur d’activité et par métier. Cette méthode permet d’identifier, parmi différents groupes de salariés, quels sont ceux pour lesquels une estimation plus précise s’impose. Le principe en est simple : si deux personnes à moins d’un mètre éprouvent des difficultés à communiquer, le risque bruit est certain. Si le niveau de bruit est classé incertain, des investigations complémentaires s’imposent.

Ensuite, les méthodes simplifiées. Elles permettent d’identifier les situations où de manière évidente il n’y a pas de risque et celles où le risque est certain. Attention, dans les situations où un doute existe, il est indispensable de quantifier précisément le risque par des mesurages précis.

L’évaluation simplifiée peut être retenue lorsque le travail comprend différentes tâches liées à des situations d’exposition spécifiques. Vous devez alors estimer pour chaque phase bruyante le niveau du bruit et la durée totale quotidienne. Cela vous permettra d’en déduire deux résultats : l’exposition totale au bruit et le classement des phases d’exposition selon leur contribution à l’exposition globale.

Enfin, le mesurage normalisé qui doit s’appliquer dès que le niveau d’exposition quotidienne au bruit est susceptible d’être proche des seuils d’actions réglementaires. Deux types de mesures doivent être alors réalisées :

  • la sonométrie, qui consiste en un mesurage ponctuel du bruit au moyen de mesures instantanées effectuées grâce à un sonomètre placé à hauteur d’oreille. Les relevés réalisés pendant les phases de travail significatives permettent de déterminer les situations et les zones de travail les plus bruyantes sur le chantier ;
  • l’exposimétrie pour les salariés travaillant dans des zones jugées trop bruyantes, grâce à un exposimètre ou un sonomètre.

La première permet d’obtenir une mesure en continu du niveau de bruit pendant la journée de travail et la seconde, de réaliser des relevés pendant les phases de travail ou d’exposition les plus significatives.

Nous vous proposons de télécharger un tableau d’évaluation subjective du bruit extrait de notre documentation « Schémas commentés en Santé et Sécurité au travail ».
Tableau d’évaluation subjective du bruit (pdf | 1 p. | 32 Ko)

 

Des critères de mesure objectifs

L’exposition au bruit peut être évaluée par la combinaison de deux critères :

  • le LEx8h qui vous permet de mesurer le niveau d’exposition quotidienne d’un salarié. Ce paramètre caractérise la dose de bruit reçue par un opérateur sur le chantier, sur une journée de travail de huit heures. C’est un niveau sonore mesuré en moyenne dans le temps, qui s’exprime en dB(A) ;
  • le Lpc qui caractérise lui le niveau crête de bruit impulsionnel maximal observé pendant la journée de mesure. Exprimé en dB©, ce critère correspond à une valeur maximale atteinte dans un temps très bref. Il permet de tenir compte des événements sonores impulsionnels de niveau élevé, par exemple, l’impact d’un marteau sur une tôle.

Une fois mesurés, ces paramètres acoustiques sont à comparer aux différents seuils réglementaires d’exposition qui vont déterminer la nature des actions de prévention à mettre en place.


Seuil Exposition moyenne                                         (Lex, 8 heures)     Niveau de crête (Lp, c)
Valeur d’exposition inférieure déclenchant l’action           80 dB (A)               135 cB (C)
Valeur d’exposition supérieure déclenchant l’action         85 dB (A)               137 cB (C)
Valeur limite d’exposition *                                            87 dB (A)               140 cB (C)


* Valeur prenant en compte l’atténuation due au port d’un protecteur individuel contre le bruit

 

 

 

Source (editions-tissot.fr)

 

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