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8 employés de Servier entendus pour destruction de preuves

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altHuit employés des laboratoires Servier ont été entendus mardi après-midi dans les locaux de la police à Nanterre sur des destructions présumées de documents relatifs à l'affaire du Mediator.

"La police a souhaité interroger huit salariés (assistantes, cadres, membres de la sécurité)" mardi à Nanterre, a indiqué Servier dans un communiqué, précisant que "les derniers entretiens se sont terminés à 23 heures".

"Les questions ont porté sur les procédures de destruction de documents, le broyage, comment ça se passe, etc.", avait auparavant expliqué un porte-parole.

Plusieurs sources proches de l'enquête avaient indiqué mardi que des salariés avaient été interrogés par les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) et les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF). Une source judiciaire a précisé mercredi qu'une partie de ces salariés avait été entendue librement, d'autres l'ayant été sous le régime de la garde à vue.

altHuit employés des laboratoires Servier ont été entendus mardi après-midi dans les locaux de la police à Nanterre sur des destructions présumées de documents relatifs à l'affaire du Mediator.

"La police a souhaité interroger huit salariés (assistantes, cadres, membres de la sécurité)" mardi à Nanterre, a indiqué Servier dans un communiqué, précisant que "les derniers entretiens se sont terminés à 23 heures".

"Les questions ont porté sur les procédures de destruction de documents, le broyage, comment ça se passe, etc.", avait auparavant expliqué un porte-parole.

Plusieurs sources proches de l'enquête avaient indiqué mardi que des salariés avaient été interrogés par les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) et les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF). Une source judiciaire a précisé mercredi qu'une partie de ces salariés avait été entendue librement, d'autres l'ayant été sous le régime de la garde à vue.

Cette source, qui avait indiqué mardi que le siège du groupe à Suresnes (Hauts-de-Seine) avait été perquisitionné, a expliqué mercredi qu'il s'agissait en fait d'un "transport sur les lieux", l'objet de l'opération n'étant pas de saisir des documents mais d'identifier des personnes pour les interroger.

DES SACS À LA BROYEUSE

Servier avait contesté dans la matinée avoir été la cible d'une "perquisition", évoquant la visite d'un gendarme pour apporter les convocations des employés. Le groupe n'avait pas précisé sous quel statut ses salariés ont été auditionnés. Le laboratoire a souligné que ces nouvelles auditions font "suite à une interview d'un ancien salarié publiée dans le journal Le Monde en octobre 2011 dans lequel il témoigne de destructions de documents, en précisant toutefois ne pas connaître la nature desdits documents", dans le communiqué. Les trois juges enquêtant sur ce scandale sanitaire ont obtenu du parquet l'autorisation de creuser ces accusations.

Cet ancien employé à la sécurité des laboratoires Servier, Loïc Meudic, a répété mercredi sur RTL que le groupe l'avait chargé de détruire "des sacs" de documents, pendant "plusieurs jours", dans un climat d'"affolement" après l'ouverture de l'enquête sur le Mediator. "Je ne cherchais pas à savoir ce qu'il y avait dans ces sacs", a-t-il expliqué.

Le laboratoire réfute tout lien entre cette destruction de documents et l'affaire du Mediator. Dans son témoignage, M. Meudic, qui affirme avoir été entendu il y a un mois, "ne fait jamais le lien avec le Mediator", a fait valoir le porte-parole des laboratoires. Le communiqué de Servier évoque un "lien sans fondement". "Le secteur pharmaceutique, comme d'autres secteurs d'activité, est un domaine très concurrentiel où la destruction de documents de travail est réalisée quotidiennement pour des raisons de confidentialité", assure Servier, qui rappelle que plus de 2 000 de ses collaborateurs ont déménagé en 2011 vers Suresnes, ce qui a entraîné la destruction de "grands volumes de documents".

source : LE MONDE


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