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Travail dominical : « Les salariés doivent avoir un jour de repos commun », défend un syndicaliste

chsctKarl Ghazi, secrétaire général de la CGT Commerce Paris, se réjouit de l'interdiction faite aux magasins Castorama et Leroy Merlin d'ouvrir leurs magasins le dimanche.

chsctKarl Ghazi, secrétaire général de la CGT Commerce Paris, se réjouit de l'interdiction faite aux magasins Castorama et Leroy Merlin d'ouvrir leurs magasins le dimanche.

Jeudi, le tribunal de commerce de Bobigby a ordonné aux enseignes de bricolage Castorama et Leroy Merlin de cesser d'ouvrir 15 magasins d'Ile-de-France le dimanche. Une décision qui satisfait Karl Ghazi, secrétaire général de la CGT Commerce Paris. "Nous défendons, comme d'autres organisations syndicales, la nécessité d'un jour de repos commun à l'ensemble des salariés", affirme-t-il au micro de RTL.


La question de la norme publique

"Il ne s'agit pas d'une question de volontaire et volontariat. Le problème c'est : quelle est la norme publique et à qui s'applique-t-elle ? A partir du moment où on accepte que des salariés – même volontaires – ne respectent pas la norme publique, c'est la fin de cette norme publique. Pourquoi ? Parce que les entreprises n'embauchent plus que des salariés dits volontaires", explique le syndicaliste.

"Il est illusoire de faire croire aux Français que si tous les magasins sont ouverts le dimanche, les autres gens ne travailleront pas."

Pour lui, cette décision de justice, comme celle de Sephora des Champs-Élysées à Paris, désormais interdit d'ouverture la nuit, est révélatrice. "Il est temps qu'il y ait un grand débat de société sur les rythmes de vie dans ce pays. Pourquoi le consommateur est intéressé par le fait d'acheter le dimanche ? Parce qu'il ne travaille pas ce jour-là. Il est complètement illusoire de faire croire aux Français que si demain tous les magasins sont ouverts le dimanche, les autres gens ne travailleront pas. Il faudra bien faire tourner les crèches, les transports, les services de nettoyage... Ce raisonnement est aussi valable pour le travail de nuit", avance Karl Ghazi.

Et le syndicaliste de se réjouir de la décision concernant Sephora. "Le travail de nuit est dangereux pour la santé. Il raccourcit la durée de vie moyenne de trois à quatre ans. Personne n'en parle. On parle de 100 volontaires et de touristes qui veulent acheter du parfum sur les Champs-Élysées. Les salariés d'Apple, d'Uniqlo, qui nous ont demandé de faire fermer leur magasin le soir sont très contents. Ils n'ont pas manifesté", assure-t-il.

Source (rtl.fr)

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