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SeaFrance : le tribunal de commerce reporte à nouveau sa décision

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seafranceLe tribunal de commerce de Paris a prononcé la liquidation judiciaire de la compagnie de ferries transmanche, mais en maintenant l'activité jusqu'au 28 janvier 2012. Il a ouvert la porte à de nouvelles offres de reprise.

seafranceLe tribunal de commerce de Paris a prononcé la liquidation judiciaire de la compagnie de ferries transmanche, mais en maintenant l'activité jusqu'au 28 janvier 2012. Il a ouvert la porte à de nouvelles offres de reprise.

 

Le tribunal de commerce de Paris n'a toujours pas tranché définitivement sur le sort de SeaFrance ce mercredi. Certes, la compagnie de ferries transmanche, filiale de la SNCF placée en redressement judiciaire en juin 2010, a été mise en redressement judiciaire, mais son activité sera maintenue jusqu'au 28 janvier 2012. Et le tribunal, qui a jugé que les deux offres de reprise de l'entreprise qui lui avaient été présentées n'étaient pas satisfaisantes en l'état, a laissé la porte ouverte à la présentation de nouvelles offres avant le 12 décembre.

Deux projets avaient été soumis au tribunal le 25 octobre dernier. Le premier émanait du danois DFDS allié au français Louis Dreyfus Armateurs (LDA). Via une coentreprise, ceux-ci comptaient reprendre trois des quatre bateaux de la compagnie, mais ne s'engagaient que sur le le maintien de 460 emplois équivalent temps plein. Le second, portée par Didier Capelle, secrétaire du syndicat CFDT Maritime Nord et retraité de SeaFrance, proposait, sous la forme d'une Scop (société coopérative ouvrière de production), de reprendre la totalité de l'effectif actuel (chiffré à 880 CDI et 200 emplois saisonniers) et les quatre navires de l'entreprise. Mais les modalités du financement restaient floues.

Décision sous haute tension

Une autre option avait par ailleurs déjà été écartée, celle d'une recapitalisation de SeaFrance par la SNCF. Elle avait été retoquée par la Commission européenne le 25 octobre, qui avait jugé le plan présenté par l'entreprise de transport ferroviaire «incompatible avec les règles européennes en matière de contrôle des aides d'Etat». Le ministère français de l'Economie a cependant indiqué lundi qu'il allait contester cette décision.

Le tribunal a tranché sous haute tension: des marins de SeaFrance ont passé la nuit de mardi à mercredi à bord des bateaux, restés à quai à Calais selon le souhait de la direction de l'entreprise, qui disait craindre pour la sécurité des passagers et du personnel. Certains syndicalistes, vent debout contre une reprise par DFDS-LDA, avaient menacé de faire couler des navires de la compagnie si le choix du tribunal ne leur convenait pas.

A Calais, les salariés de SeaFrance, dont le sort reste pourtant très incertain, ont finalement accueilli avec des cris de joie cette décision, selon l'AFP. «C'est un grand soulagement pour tous les marins, avec le sentiment toutefois que nous avons encore plus de responsabilités maintenant sur les bras», a déclaré Didier Cappelle qui veut toujours croire à son projet. «Il faut se retrousser les manches, et on va surtout veiller à se rapprocher maintenant des (instances) politiques, de la SNCF, de l'Etat, pour concrétiser le financement, pour nous aider à aboutir à la Scop», a-t-il ajouté.

De son côté, DFDS et LDA ont «pris acte de la décision du tribunal de commerce» sans autres commentaires, se refusant à dire s'ils comptaient ou non déposer une nouvelle offre de reprise.

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