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Santé : les propositions des candidats

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altLa santé a beau être au cœur de nos préoccupations quotidiennes, elle n'a jamais vraiment constitué l'un des thèmes d'affrontement majeurs des batailles présidentielles. Peut-être parce que le système français a longtemps fait consensus, à force d'être loué pour son excellence. Signe des temps, c'est sur son coût — l'un des plus importants au monde — qu'est désormais mis l'accent.

Une facture qui n'est pas seulement lourde pour le pays : les Français sont contraints de payer de plus en plus cher pour se soigner. Dernière polémique en date : le manifeste publié hier par deux cents praticiens hospitaliers. Ils dénoncent les dépassements d'honoraires pratiqués par certains grands professeurs qui n'hésitent pas, au sein même de l'hôpital public, à faire facturer très cher leurs consultations. Consommation de médicaments record, pénurie de médecins dans les petites villes, urgences engorgées, renoncement aux soins... C'est à ces défis auxquels doivent répondre les candidats en lice, sans quitter des yeux la subtile équation : comment offrir un accès aux soins de qualité sans plomber davantage les finances publiques?

altLa santé a beau être au cœur de nos préoccupations quotidiennes, elle n'a jamais vraiment constitué l'un des thèmes d'affrontement majeurs des batailles présidentielles. Peut-être parce que le système français a longtemps fait consensus, à force d'être loué pour son excellence. Signe des temps, c'est sur son coût — l'un des plus importants au monde — qu'est désormais mis l'accent.

Une facture qui n'est pas seulement lourde pour le pays : les Français sont contraints de payer de plus en plus cher pour se soigner. Dernière polémique en date : le manifeste publié hier par deux cents praticiens hospitaliers. Ils dénoncent les dépassements d'honoraires pratiqués par certains grands professeurs qui n'hésitent pas, au sein même de l'hôpital public, à faire facturer très cher leurs consultations. Consommation de médicaments record, pénurie de médecins dans les petites villes, urgences engorgées, renoncement aux soins... C'est à ces défis auxquels doivent répondre les candidats en lice, sans quitter des yeux la subtile équation : comment offrir un accès aux soins de qualité sans plomber davantage les finances publiques?

LES PROPOSITIONS DES CANDIDATS

Pour lutter contre les déserts médicaux

Pour favoriser les installations dans les zones souffrant d'une pénurie de médecins, les candidats ont choisi l'incitation plutôt que la contrainte, sauf Nicolas Dupont-Aignan, qui demandera à chaque médecin d'exercer deux ans de sa carrière dans une zone sous-dotée. Dimanche soir sur M 6, Nicolas Sarkozy a proposé que « le médecin qui s'installe dans une zone de désert médical, pour le même acte, soit payé plus cher » que dans les zones mieux dotées. Pour désengorger les urgences hospitalières, il veut créer systématiquement, « dans les hôpitaux » ou « à côté », « une maison avec des médecins libéraux » (300 actuellement, objectif 1500 en 2017) qui feront « les urgences du quotidien ». François Bayrou aussi mise sur les maisons médicales avant le recours aux urgences hospitalières. Il veut instaurer des services médicaux de proximité (urgences, maternités, soins ambulatoires) en amont des hôpitaux pour lutter contre les déserts. François Hollande prône, « après concertation », une « limitation » des installations de praticiens en secteur 2 (à honoraires libres) dans les zones où ils sont déjà trop nombreux. Il s'est engagé jeudi « à ce que personne en France ne soit éloigné d'un soin d'urgence de plus de trente minutes ». Et il lancera « des stages obligatoires des jeunes médecins dans les quartiers où il y a des déserts médicaux », tout comme Marine Le Pen, qui veut inciter les jeunes médecins à s'installer là où le manque se fait sentir. Pour elle, le « maillage territorial de l'offre de soins » doit être complet. Mais elle en exclut les étrangers : l'aide médicale d'Etat (AME) pour les migrants clandestins serait supprimée. Pour parer à la pénurie de praticiens, Jean-Luc Mélenchon veut augmenter le nombre d'étudiants à l'entrée en fac de médecine et supprimer à terme le numerus clausus. Nathalie Arthaud veut, elle, le « desserrer » et créer des centres de santé gratuits et ouverts 24 heures sur 24 pour « faire face aux déserts médicaux ». Eva Joly entend créer des maisons de santé pluridisciplinaires partout en France.

Pou réguler les tarifs

Sarkozy veut faire en sorte de limiter les dépassements d'honoraires des praticiens (environ 2,5 Mds€ par an), un sujet qui sera discuté avec les syndicats. Il a également promis de « nouvelles réponses pour les dents et les lunettes » dès que « nous serons revenus à l'équilibre ». Hollande promet d'encadrer les dépassements d'honoraires et de limiter les dépenses de médicaments. Jeudi sur France 2, il a annoncé vouloir réduire leur prix, jugé « trop élevé ». Piste possible, évoquée fin 2011 : réduire le nombre de médicaments en gardant les plus efficaces... et mieux les rembourser. Bayrou veut créer un bouclier santé destiné à ceux qui sortent des minima sociaux et qui, donc, ne bénéficient plus de la CMU, et lutter contre la surconsommation de médicaments. Le Pen veut, après concertation, plafonner les dépassements d'honoraires des médecins. Comme la plupart des autres candidats, elle souhaite faire un tri entre les cachets efficaces et les autres, à dérembourser. Et elle milite contre le gaspillage en mettant en place une procédure de vente au détail des médicaments, comme en Grande-Bretagne ou au Canada. Mélenchon préconise le rétablissement du remboursement intégral à 100% des dépenses de santé couvertes par la Sécurité sociale en y incluant les lunettes et les soins dentaires. Philippe Poutou, enfin, veut une santé gratuite, financée par les employeurs : 100% des soins et des prestations seront remboursés.

 Source : le parisien


 

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