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Saint-Jean-d’Angély : les salariées de Sténico à la rue

chsctLundi matin, les salariées de Sténico étaient devant les portes closes de leur agence, transférée à Saintes. La CGT et des délégués des Comptoirs du biscuit étaient venus les soutenir.
Elles s’appellent Géraldine, Angélique, Aline, Nathalie, Natacha… et travaillent - ou plutôt travaillaient - à la plate-forme de télévente Sténico (fournitures de bureau), à Saint-Jean-d’Angély. Mais voilà, ce qui couvait depuis des mois est arrivé : l’agence est définitivement fermée « pour raisons économiques », précise Gérard Pinaud, de la CGT 17. Parties en vacances le 26 juillet, les salariées ont trouvé porte close à leur retour, hier lundi 19 août, avec un écriteau « Agence transférée à Saint-Georges-des-Coteaux ».

chsctLundi matin, les salariées de Sténico étaient devant les portes closes de leur agence, transférée à Saintes. La CGT et des délégués des Comptoirs du biscuit étaient venus les soutenir.
Elles s’appellent Géraldine, Angélique, Aline, Nathalie, Natacha… et travaillent - ou plutôt travaillaient - à la plate-forme de télévente Sténico (fournitures de bureau), à Saint-Jean-d’Angély. Mais voilà, ce qui couvait depuis des mois est arrivé : l’agence est définitivement fermée « pour raisons économiques », précise Gérard Pinaud, de la CGT 17. Parties en vacances le 26 juillet, les salariées ont trouvé porte close à leur retour, hier lundi 19 août, avec un écriteau « Agence transférée à Saint-Georges-des-Coteaux ».

Les réactions


Après les fermetures des agences de Surgères et des Minimes, à La Rochelle, c’est donc au tour de l’agence de Saint-Jean-d’Angély. Sur les 10 salariées, trois ont accepté d’aller travailler à Saintes, quatre ont obtenu une rupture conventionnelle de contrat (accord pour un licenciement à l’amiable). Pour d’autres, les problèmes restent entiers : éloignement (120 kilomètres aller-retour pour une salariée), véhicule en mauvais état, gardes d’enfants… et quatre salariées ont refusé d’aller travailler à Saintes.

Nathalie Laurent-Bocquillon, déléguée du personnel, travaillant à Saintes, précise : « La direction de Sténico n’a pas répondu aux courriers des salariées déclarant en juin que cet éloignement entraînait des contraintes financières. Le salarié est en droit de refuser ce changement du contrat de travail. La direction veut considérer ce refus comme une faute, évitant un licenciement économique. Or, elle a déjà accepté quatre ruptures de contrat conventionnelles, accord à entériner par la Direction. Nous espérons faire bouger la direction pour ne pas laisser les autres salariées à l’abandon. Aujourd’hui, les salariés des Comptoirs du biscuit sont venus nous soutenir. Eux aussi ont leurs problèmes et je les en remercie. »

Isabelle Rousseau, cadre, secrétaire du comité d’établissement et déléguée du personnel CHSCT à Sténico Niort, explique : « Je ne suis pas satisfaite d’être ici et d’avoir à faire ce procès-verbal. Nous n’avons pas obtenu le licenciement économique à la dernière réunion.

Nous savions qu’économiquement l’agence n’était plus viable et qu’elle aurait dû fermer depuis un an. Mais la façon de faire n’est pas correcte, depuis un an les gens sont sur la sellette. Surgères avait fermé, puis l’agence des Minimes. Il fallait réagir plus rapidement. Il faut arrêter de prendre les gens pour des matricules et de ne pas les valoriser. Il faut respecter les salariés. Les employeurs ont des obligations, notamment quant au respect du contrat de travail. Ceci en plus de la considération à apporter à l’être humain. » « La direction a eu le courrier de la CGT mais la direction n’est pas là aujourd’hui », ajoute Nathalie Laurent-Bocquillon.

Gérard Pinaud, représentant de la CGT, est très pragmatique : « Nous suivrons le dossier jusqu’au bout et espérons une réaction de la direction. Les tribunaux sont là pour rendre la justice aux salariées et nous irons demander le licenciement économique aux Prud’hommes s’il le faut, car Saint-Jean-d’Angély ferme pour raisons économiques. Il faut savoir que Saintes, où Sténico est propriétaire, a été ouvert après Saint-Jean où ils sont en location. À raisons économiques, licenciements économiques. »

Si la rupture conventionnelle octroie les mêmes indemnités, le licenciement économique permet de bénéficier du contrat de sécurisation professionnelle de Pôle emploi. La direction de Sténico parle de fusion et veut licencier pour faute les salariées refusant d’aller à Saintes, mais « le licenciement économique ne lui coûterait pas plus cher que la rupture conventionnelle. Hormis les deux mois de préavis qui ne sont pas à faire en rupture conventionnelle, nous ne comprenons pas pourquoi la direction refuse le licenciement économique », ajoute Gérard Pinaud.

En fin de matinée, les salariées de Sténico ont rejoint ceux des Comptoirs du biscuit, qui occupent leur usine depuis un mois et demi. L’occasion de fraterniser et d’échanger autour d’un café.

Source (sudouest.fr)

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