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Panorama des risques psychosociaux au travail

 

Les résultats de la seconde vague de l’enquête “Santé et itinéraire professionnel” (SIP) viennent d’être publiés par la Dares. Ils permettent notamment de brosser un panorama de l’évolution des risques psychosociaux entre 2007 et en 2010.

 


 

Les résultats de la seconde vague de l’enquête “Santé et itinéraire professionnel” (SIP) viennent d’être publiés par la Dares. Ils permettent notamment de brosser un panorama de l’évolution des risques psychosociaux entre 2007 et en 2010.

 






Certains facteurs de risques se sont aggravés. Ainsi, le déficit de reconnaissance, facteur de risque lié aux “rapports sociaux au travail”, s’est fortement dégradé entre les deux vagues de l’enquête : 32 % des salariés indiquaient en 2007 que “leur travail est parfois ou jamais reconnu à sa juste valeur”, contre 44 % en 2010. Les “conflits de valeur” ont également augmenté entre les deux vagues : 37 % des salariés signalent en 2010 devoir faire dans leur travail “des choses qu’ils désapprouvent (vente abusive, réaliser des licenciements...)”, contre 33 % en 2007. La “qualité empêchée” progresse aussi : en 2007, 15 % des salariés disaient “ne pas avoir les moyens de faire un travail de qualité” contre 19 % en 2010. Enfin, s’agissant des “ exigences du travail”, l’intensité du travail a très légèrement augmenté : en 2007, 29 % des salariés déclaraient “travailler sous pression” contre 31 % en 2010.

D’autres facteurs de risques restent en revanche stables. Ainsi, les relations avec les collègues restent un point fort salué presque unanimement : en 2010 comme en 2007, seuls 6 % des salariés déplorent de “ne pas avoir de bonnes relations de travail avec leurs collègues”. De même, une grande majorité des salariés affirme parvenir à maintenir un juste équilibre et vie privée et professionnelle. En 2010, seuls 11 % des salariés déclaraient “avoir du mal à concilier leur travail avec leurs obligations familiales” contre 10 % en 2007. Autre évolution bénéfique : en 2007, 31 % des salariés déclaraient “je pense encore à mon travail avant de m’endormir”. Ils ne sont plus que 28 % dans ce cas en 2010.

Comme le notent les analystes de la Dares, “d’autres facteurs de risques psychosociaux mesurés dans l’enquête n’ont pas ou très peu évolué depuis 2007. C’est le cas des exigences émotionnelles, de l’insécurité économique ou de l’autonomie et des marges de manœuvres”. Concernant cette dernière dimension, en 2010, 15 % des salariés estiment “ne pas pouvoir employer pleinement compétences”, contre 13 % en 2007. Mais, dans le même temps, les résultats de l’enquête mettent en évidence une légère amélioration de la latitude décisionnelle : en 2007, 20 % des salariés déclaraient “dans ma tâche j’ai très peu de liberté pour décider comment je fais mon travail”. Ils sont 18 % à le penser en 2010.


Les facteurs de risques psychosociaux utilisés par les experts de l'Insee


En 2011, un collège d’experts réunis par l’Insee à la demande du ministère du Travail a remis son rapport sur le suivi des risques psychosociaux au travail. Ce document définit ces derniers comme “les risques pour la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emploi, les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental”. Il les situe donc à l’interface de l’individu et de sa situation de travail, Cette typologie mérite l’attention des managers chargés de les prévenir au quotidien :

  • Les exigences du travail, qui regroupent les risques en lien avec le travail sous pression, les contraintes de rythme, la difficulté à concilier la vie professionnelle et la vie familiale, l’exigence de compétences élevées ;
  • les exigences émotionnelles, liées par exemple à la nécessité de devoir cacher ou maîtriser ses émotions face à la clientèle ou à un public en difficulté ;
  • l’autonomie et les marges de manœuvre qui désignent la possibilité d’être acteur de son travail, de participer aux décisions, d’utiliser ses compétences et de s’épanouir dans son travail ;
  • les rapports sociaux, les relations de travail qui couvrent les relations avec les collègues, la hiérarchie ; est questionnée aussi la reconnaissance du travail (reconnaissance symbolique, rémunération, promotion...) ;
  • les conflits de valeurs qui désignent une situation où l’on demande à une personne d’agir en contradiction avec ses valeurs professionnelles ou personnelles ;
  • l’insécurité économique, qui inclut le risque de perdre son emploi et les changements non maîtrisés de la tâche ou des conditions de travail.

 

 

 

Source (altersecurite.org)


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