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Conflit La Redoute / Diam : « on est au point mort »

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Les salariés de la Redoute du site de Tourcoing 3 ont manifesté hier à Roubaix. Déterminés. Leur mobilisation contre le transfert de leur contrat de travail à la Diam se poursuit.

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Les salariés de la Redoute du site de Tourcoing 3 ont manifesté hier à Roubaix. Déterminés. Leur mobilisation contre le transfert de leur contrat de travail à la Diam se poursuit.

 

Bientôt cinq mois qu'ils multiplient sans lassitude les actions pour que la direction revoie sa copie. Hier encore, à l'occasion d'un comité d'entreprise extraordinaire, au cours duquel La Redoute devait présenter la nouvelle organisation du travail à la Diam, une cinquantaine de salariés travaillant sur le site de Tourcoing 3 ont manifesté devant le siège social du vépéciste à Roubaix. Déterminés à montrer qu'ils ne comptent rien lâcher.
Pour Jean-Claude Blanquart, délégué CFDT, pourquoi même « ne pas revenir sur ce projet de transfert et maintenir les salariés à La Redoute » , tandis que les manifestants clament une énième fois : « on veut rester Redoute. »

220 salariés concernés
Débuté en septembre dernier, le conflit donne l'impression de s'enliser. D'un côté, la direction de La Redoute toujours aussi déterminée à transférer à la Diam, filiale de Redcats, spécialisée dans le routage, les contrats de travail de 220 salariés. De l'autre, les syndicats qui exigent d'avoir en main tous les éléments avant de rendre leur avis. Ces derniers restent d'autant plus vigilants que depuis la mise en demeure du tribunal de Lille au vépéciste de reprendre les discussions, « on est au point mort », souligne Jean-Christophe Leroy, de la CGT. Comme il le répète depuis les premières heures du conflit (nos précédentes éditions), « le projet n'apporte aucune garantie d'emploi, de rémunération et de conditions de travail. » Selon les syndicats, « bien au contraire, les salariés qui seraient volontaires pour ce transfert verraient à coup sûr leur rémunération diminuer et leurs conditions de travail se dégrader. » Autre inquiétude : le maintien des effectifs présents actuellement. « Quelle est la pérennité de la Diam ? », questionne J.-C. Blanquart. Hier, ils n'ont pas eu toutes les réponses qu'ils attendaient. Juste « un début d'explication. Ce n'est qu'une étape, il y a toujours beaucoup d'interrogations. » Et de nouvelles rencontres programmées.
La consultation du CHSCT, le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, a elle bien débuté, et « une nouvelle réunion est fixée le 14 février », assure pourtant le service communication de La Redoute. Mais « la direction continue à traîner des pieds en n'apportant pas les éléments nécessaires au cabinet chargé de l'expertise. Le CHSCT a été contraint de suspendre son expertise, faute d'éléments » , déplore l'intersyndicale CFDT - CFE CGC - CGT - SUD - FO. Si avant la décision de justice du 30 novembre, La Redoute souhaitait régler le dossier pour le 1 er janvier 2011, cette fois, « on ne se fixe pas d'échéance », tempère la com' de La Redoute. À l'époque, la CGT évoquait « une guerre des nerfs, une guerre d'usure. » Aujourd'hui, on n'en est pas loin.

Actualité proposée par notre partenaire Travail et Facteur Humain

Source: http://www.nordeclair.fr/Locales/Tourcoing/2011/02/01/conflit-la-redoute-diam-on-est-au-point.shtml


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