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Le « Berlioz » se déplacera que de quelques centaines de mètres..

altLe SeaFrance « Berlioz », invité par la direction à quitter le quai sucrier avant l'arrivée de deux cargos, n'ira pas à Boulogne-sur-Mer. Hier, une nouvelle réunion du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) n'a pas permis d'aboutir à un accord.

La CFDT Maritime Nord a en revanche accepté de déplacer le navire de quelques centaines de mètres, à la demande de la CGT Dockers. Vendredi, la direction de SeaFrance ordonnait aux marins du Berlioz d'acheminer le ferry à Boulogne. S'appuyant sur un arrêté préfectoral, la capitainerie demandait que le navire quitte l'emplacement occupé depuis le 15 novembre au terminal sucrier, dans le port en eaux profondes.

altLe SeaFrance « Berlioz », invité par la direction à quitter le quai sucrier avant l'arrivée de deux cargos, n'ira pas à Boulogne-sur-Mer. Hier, une nouvelle réunion du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) n'a pas permis d'aboutir à un accord.

La CFDT Maritime Nord a en revanche accepté de déplacer le navire de quelques centaines de mètres, à la demande de la CGT Dockers. Vendredi, la direction de SeaFrance ordonnait aux marins du Berlioz d'acheminer le ferry à Boulogne. S'appuyant sur un arrêté préfectoral, la capitainerie demandait que le navire quitte l'emplacement occupé depuis le 15 novembre au terminal sucrier, dans le port en eaux profondes.

 

Cette injonction essuyait un refus de la CFDT Maritime Nord qui prenait la direction à son propre piège et déclenchait un droit d'alerte. Hier midi, la troisième réunion du CHSCT - la deuxième a eu lieu samedi - n'a pas permis à la direction de SeaFrance et à ses salariés d'aboutir à un accord pour le déplacement du ferry Berlioz vers Boulogne.

Par cinq voix contre (et trois voix pour), le CHSCT où le syndicat CFDT est majoritaire, a confirmé le droit de retrait invoqué samedi. « Il a été dit et écrit que les équipages et les commandants ne pouvaient pas naviguer en toute sécurité, on veut bien bouger le ferry mais on demande à la direction de nous signifier par écrit que la navigation ne représente aucun danger », ironise Éric Vercoutre (CFDT), secrétaire du CHSCT.

Pour le syndicat porteur de la SCOP, l'enjeu est de taille : si la direction reconnaît aujourd'hui l'absence de danger pour la navigation, la voie est ouverte pour une reprise des rotations des ferries sur la ligne Calais-Douvres. Négociation avec la CGT des dockers Une enquête a été menée dimanche matin par la direction de SeaFrance. Elle a conclu à un communiqué prudent du directoire : « Le CHSCT a validé par un vote l'absence de danger grave et imminent pour le transit du navire sans passagers ni véhicules vers le port voisin de Boulogne-sur-Mer, transit qui ne peut en rien s'assimiler à une exploitation commerciale du navire ».

De nouveau dans une impasse, la direction indique que « le droit de retrait n'ayant pas été levé, l'Inspection du travail sera saisie ». Désavouant une nouvelle fois la direction de la compagnie et les administrateurs, le syndicat majoritaire a négocié le déplacement du Berliozdirectement avec la CGT des dockers. « On s'est mis d'accord avec eux et on va déplacer le ferry d'une centaine de mètres pour leur permettre de travailler ».

Ce matin, Éric Vercoutre doit rencontrer Ludovic Levaillant, représentant des dockers pour la CGT. « Un vraquier arrivera mercredi. On va le charger toute la journée et, exceptionnellement, toute la nuit. On a demandé aux marins de SeaFrance de bouger le ferry seulement jeudi, pour faire de la place à un sucrier. On comprend les marins de SeaFrance, mais cela fait un mois que l'on n'a pas de boulot », précise Ludovic Levaillant. Une quarantaine de dockers travaillent à Calais et la CFDT de SeaFrance ne voudrait pas être tenue pour responsable d'une période de chômage technique.