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Le chausseur Repetto veut tripler la production de son site en Dordogne

alt"Je n'avais jamais eu de CDI", dit fièrement Aurore, 34 ans, qui vient d'intégrer l'usine de fabrication de chaussures Repetto à Saint-Médard-d'Excideuil (Dordogne). "Avant, j'avais travaillé comme intérimaire dans des tas de trucs différents : pièces de voiture, ramassage des fraises, décoration, peinture... C'était toujours des petits boulots, des missions, je cherchais un vrai job, à long terme", explique-t-elle.

Comme Stéphanie (37 ans) et Nathalie (45 ans), Aurore vient de terminer une formation de quatre mois et demi et toutes trois débutent tout juste sur le site de production, au piquage et à la finition. Annie, du haut de ses 42 ans de maison, supervise leur travail et leur donne des coups de main.

Ces nouvelles recrues sont les premières d'une longue série. Elles ont été sélectionnées en collaboration avec Pôle emploi, après avoir passé des tests de dextérité, de logique, puis une formation théorique et technique.

alt"Je n'avais jamais eu de CDI", dit fièrement Aurore, 34 ans, qui vient d'intégrer l'usine de fabrication de chaussures Repetto à Saint-Médard-d'Excideuil (Dordogne). "Avant, j'avais travaillé comme intérimaire dans des tas de trucs différents : pièces de voiture, ramassage des fraises, décoration, peinture... C'était toujours des petits boulots, des missions, je cherchais un vrai job, à long terme", explique-t-elle.

Comme Stéphanie (37 ans) et Nathalie (45 ans), Aurore vient de terminer une formation de quatre mois et demi et toutes trois débutent tout juste sur le site de production, au piquage et à la finition. Annie, du haut de ses 42 ans de maison, supervise leur travail et leur donne des coups de main.

Ces nouvelles recrues sont les premières d'une longue série. Elles ont été sélectionnées en collaboration avec Pôle emploi, après avoir passé des tests de dextérité, de logique, puis une formation théorique et technique.

Sur les six ouvrières formées par des professionnels de Repetto et du Centre technique du cuir, cinq vont intégrer l'usine qui fabrique les petites ballerines de ville et les chaussons de danse. "La marque de fabrique de Repetto, c'est la technique du cousu-retourné, utilisée pour nos chaussons de danse, qui permet d'amortir les chocs et de faciliter la vie des danseurs. Nous l'avons gardée pour les ballerines", explique Jean-Marc Gaucher, le PDG. Un savoir-faire qui s'apprenait jadis sur le tas.

Ces recrutements s'inscrivent dans une stratégie d'internationalisation de Repetto, dont la renaissance est spectaculaire alors qu'elle avait déposé le bilan en 2002. M. Gaucher, PDG et seul actionnaire de cette PME de 250 salariés, compte tripler la production dans les quatre ans à venir, c'est-à-dire passer de 2 500 paires de chaussures par jour à 7 500. Dans le même temps, il recrutera 150 salariés, qu'il paiera en moyenne au smic plus 27 %.

Les maçons sont déjà à l'oeuvre pour agrandir l'usine et multiplier sa surface par trois d'ici à septembre. L'Etat finance pour moitié l'extension du site. Dans les hangars d'expédition, des milliers de ballerines partent cette semaine pour les ballets de San Francisco et Milan et pour des boutiques situées à Hongkong, Taïwan, Istanbul... Plus de 60 % de la production est destinée à l'export.

TROIS SEMAINES DE "BICHONNAGE"

A cinq kilomètres du site de Repetto, dans le lycée professionnel des métiers du bâtiment de Chardeuil, deux espaces sont réservés à la formation des prochaines recrues : quatre jeunes femmes s'initient en trois semaines au "bichonnage", la finition des chaussures et leur mise en boîte. Deux d'entre elles étaient auparavant au chômage.

Dans un autre atelier, Gaël, Adil et Sabrina, venus d'horizons variés - implants chirurgicaux, ordonnancement dans un groupe papetier, chimie cosmétique - sont en formation longue (six mois) avant de diriger une ligne de production dans l'usine. Tous les trois sont déjà salariés, en CDI.

"Une entreprise qui recrute et forme son personnel, c'est rare", dit Gaël. D'autant plus que les nouveaux emplois en Dordogne ne sont pas légion. Le conseil régional apporte son aide à l'opération.

Le chiffre d'affaires de Repetto a bondi de 38 %, à 50 millions d'euros en 2011. L'usine n'a quasiment pas de stock, 6 000 paires tout au plus sur 800 000 vendues dans l'année. La marque comptera, fin 2012, une cinquantaine de boutiques en propre dans le monde. Vendues à prix d'or (environ 180 euros), les ballerines permettent d'engranger de confortables bénéfices.

"Je réinvestis les deux tiers dans l'entreprise", dit son PDG. Cet autodidacte fonceur souhaite aussi créer une école des métiers du cuir ouverte à tous les maroquiniers de la région (Weston, Hermès). Il se paie le luxe de refuser la visite des ministres sur son site, veut conserver 100 % du capital - "pour avoir la paix" - et décline tous les mois les offres alléchantes d'un repreneur.

SOURCE : LE MONDE


 

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