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La DGAFP souhaite sensibiliser davantage les DRH sur les risques psychosociaux

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EtatUn parterre de professionnels des ressources humaines et de la formation a assisté mardi 15 novembre 2011 aux 9es rencontres professionnelles de l'Ecole de la GRH consacrées aux risques psychosociaux (RPS). L'occasion pour la Direction générale de l'administration de la fonction publique (DGAFP) d'expliquer qu'elle souhaite sensibiliser davantage les directeurs de ressources humaines sur les actions de prévention des RPS par le biais de rencontres déclinées dans plusieurs villes.

EtatUn parterre de professionnels des ressources humaines et de la formation a assisté mardi 15 novembre 2011 aux 9es rencontres professionnelles de l'Ecole de la GRH consacrées aux risques psychosociaux (RPS). L'occasion pour la Direction générale de l'administration de la fonction publique (DGAFP) d'expliquer qu'elle souhaite sensibiliser davantage les directeurs de ressources humaines sur les actions de prévention des RPS par le biais de rencontres déclinées dans plusieurs villes.

 

« Ce n'est plus un sujet tabou aujourd'hui, souligne Jean-François Verdier, directeur général de l'administration de la fonction publique (DGAFP), en ouverture de la table ronde. Si autrefois, les questions de souffrance et de mal-être au travail prêtaient à sourire dans la fonction publique, ce n'est plus vrai aujourd'hui. Les cas dramatiques de suicides qui ont été médiatisés ont poussé à la réflexion en interne et permis de sensibiliser les autorités ministérielles. »

Résultats d'un audit le 24 novembre - Les statistiques demandées en juin 2011 par François Baroin, alors ministre du Budget, sur les taux de suicide liés au stress au travail remontent aujourd'hui lentement des administrations, mais la prévention des risques psychosociaux n'en est pas moins devenue une priorité.

« C'est extrêmement compliqué à quantifier et nous ne savons pas dire s'il y a plus ou moins de suicides qu'avant, affirme Jean-François Verdier. Nous disposerons le 24 novembre prochain des résultats d'un audit rendu par un groupement de trois organismes. Ce qui nous permettra d'agir par le biais du réseau interministériel des DRH et des CHSCT. En outre, un 4e conseil commun de la fonction publique début 2012 comportera une formation spécifique sur la santé et la sécurité au travail. »

« Grâce aux enquêtes sur le travail que nous conduisons depuis 15 ans dans le public et le privé, nous avons maintenant un recul suffisant, indique Brigitte Jumel, secrétaire générale de l'UFFA-CFDT. Nous faisons le constat d'un niveau de stress très élevé dans la fonction publique, niveau qui augmente d'enquête en enquête. A l'origine du stress est souvent pointée du doigt l'organisation du travail. Les restructurations, la réorganisation géographique ou structurelle et la gestion des carrières ont aggravé la situation. »

Perte d'autonomie, infantilisation, multiplication des donneurs d'ordre, confusion des hiérarchies, parcellisation des tâches... autant de motifs invoqués par les personnels d'encadrement et d'exécution pour expliquer leur souffrance au travail.

Rôle des CHSCT - Un constat partagé par Christophe Godard de l'UGFF-CGT, qui met en avant le rôle joué par les CHSCT, même si ceux-ci manquent de prérogatives.

« Il ne faut pas perdre de vue que les organisations syndicales et les employeurs ont un objectif commun, celui de rendre le travail plus épanouissant, rappelle le syndicaliste. En outre, le mal-être au travail a un coût non négligeable. »

« Il faut libérer la parole et mettre une bonne dose de déculpabilisation, y compris du côté des agents, observe le Dr Laurent Vignalou, médecin coordinateur national des ministères économique et financier. Il faut mettre de l'humain dans l'administration. On constate une montée en puissance du stress chez les chefs de service opérationnels, pressurisés par le haut et par le bas et qui n'ont pas toujours le temps et les moyens de décliner les actions. »

Citant en exemple le plan de prévention des RPS mis en place à la mi-2010 auprès des policiers, gendarmes, personnels des préfectures et administrations centrales, Philip Alloncle, DRH du ministère de l'Intérieur, a toutefois indiqué qu'il s'agissait d'une « boîte à outils », d'un « plan-cadre ».

Source : Gazette.fr