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Coup de chaud chez les salariés SNCF

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Les représentants des quelque 1 500 personnels SNCF installés au Cnit ont déposé un droit d’alerte à propos des températures plus qu’estivales relevées dans les bureaux.

 

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Les représentants des quelque 1 500 personnels SNCF installés au Cnit ont déposé un droit d’alerte à propos des températures plus qu’estivales relevées dans les bureaux.

 

 

En octobre dernier, ils déjeunaient en doudoune à la cafétéria, qui atteignait péniblement les 15 oC. Et depuis une dizaine de jours, l’atmosphère s’est nettement réchauffée, au point que certains pourraient travailler en tongs et débardeur, dans des bureaux qui ont atteint les 29°C. Au sein du Cnit rénové, à La Défense, les locaux qui accueillent depuis le printemps 2010 les quelque 1500 salariés de la branche SNCF Voyages et ses filiales ont manifestement quelques soucis avec le système de régulation de la température.

Voilà tout juste une semaine, au pic de la chaleur, les représentants du personnel émettaient un droit d’alerte, estimant que la santé des salariés était menacée. Le sujet a également fait l’objet de deux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) successifs, vendredi et lundi derniers. Depuis, le thermomètre est revenu à des seuils plus acceptables, qui sont néanmoins encore jugés inadaptés par une partie des effectifs. « Ce ne sont pas des conditions optimales pour travailler, atteste cette salariée. On a ressorti les ventilateurs de l’été dernier pour les installer sur les plateaux… et l’entreprise a distribué des bouteilles d’eau. » Confirmation à la direction de l’entreprise, qui indique « faire le maximum pour limiter la gêne ». Autre mesure : chaque nuit, les portes et issues de secours sont ouvertes pour permettre aux locaux de se rafraîchir. « Des mesures palliatives insuffisantes », tranche Cyril Capdevielle, représentant de la fédération CGT des cheminots. Qui ne croit pas aux « travaux en cours sur les canalisations de froid » évoquées par la direction : « En juin 2010, il y avait déjà eu un problème de chaleur (NDLR : qui avait également fait l’objet d’un droit d’alerte)et à l’époque, il n’était pas question de travaux. » Du 17 au 22 janvier, la société Enertherm, chargée d’alimenter en chaud et en froid tout le quartier de La Défense, a pourtant bien procédé à un arrêt de l’acheminement de l’eau glacée, mais il s’agissait d’« un arrêt programmé, annuel, et réalisé en accord avec le client », précise-t-on chez Enertherm. Cette maintenance habituelle, qui concerne tout le quartier d’affaires, n’a fait l’objet « d’aucune remontée sur le moindre problème au niveau du Cnit ».

 

Autre bizarrerie : la situation n’est manifestement pas uniforme au sein des quatre étages occupés par la SNCF, puisque certains secteurs se plaignent au contraire de… souffrir du froid. « Au quatrième, sur un même niveau, il y a des bureaux où l’on suffoque et d’autres où les gens sont frigorifiés parce qu’ils sont installés sous la voûte de béton », appuie N’tinou Gwlagys Kady, secrétaire CGT du CHSCT, agacée que « personne ne sache combien de temps ces problèmes vont perdurer ». La direction de la SNCF explique « être en attente d’une réponse d’Unibail-Rodamco », propriétaire des lieux, sur l’origine de ces dysfonctionnements et leur durée. Contacté à plusieurs reprises, le groupe n’a pas donné suite à nos appels.

 

Actualité proposée par notre partenaire Travail et Facteur Humain

Source: http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/coup-de-chaud-chez-les-salaries-sncf-27-01-2011-1244613.php

 


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