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Chutes, heurts, et trébuchements

Les glissades, heurts et autres accidents susceptibles de survenir lors des mouvements ou des déplacements constituent l'une des principales causes de sinistralité.
Contrairement à certaines idées reçues tenaces, ces évènements ne sont pas anodins. Ils ont, dans de nombreux cas, des conséquences graves pour la santé des salariés et peuvent être les révélateurs de certains dysfonctionnements dans l'entreprise.
Au travail, un trébuchement, un heurt, ou un outil qui ripe peuvent avoir des conséquences graves. Certains récits d'accidents suffisent à s'en convaincre : un ouvrier écrasé par un engin de chantier après être tombé au sol alors qu'il manipulait un objet avec un collègue ; un opérateur de maintenance dont la clé dérape et qui, en cherchant à se rattraper, met la main dans les mécanismes d'une machine en fonctionnement ; un agent administratif qui bute sur des ramettes de papier et dont la tête vient heurter la photocopieuse… En 2011, les perturbations du mouvement ou des déplacements ont été responsables de 213 940 accidents du travail avec arrêt. 13 759 ont engendré une incapacité permanente de travail. 25 ont été mortels. Tous les salariés sont exposés. Aucun secteur professionnel n'est épargné. Pourtant, beaucoup d'entreprises considèrent encore ces risques comme banals et bénins.

 

Les glissades, heurts et autres accidents susceptibles de survenir lors des mouvements ou des déplacements constituent l'une des principales causes de sinistralité.
Contrairement à certaines idées reçues tenaces, ces évènements ne sont pas anodins. Ils ont, dans de nombreux cas, des conséquences graves pour la santé des salariés et peuvent être les révélateurs de certains dysfonctionnements dans l'entreprise.
Au travail, un trébuchement, un heurt, ou un outil qui ripe peuvent avoir des conséquences graves. Certains récits d'accidents suffisent à s'en convaincre : un ouvrier écrasé par un engin de chantier après être tombé au sol alors qu'il manipulait un objet avec un collègue ; un opérateur de maintenance dont la clé dérape et qui, en cherchant à se rattraper, met la main dans les mécanismes d'une machine en fonctionnement ; un agent administratif qui bute sur des ramettes de papier et dont la tête vient heurter la photocopieuse… En 2011, les perturbations du mouvement ou des déplacements ont été responsables de 213 940 accidents du travail avec arrêt. 13 759 ont engendré une incapacité permanente de travail. 25 ont été mortels. Tous les salariés sont exposés. Aucun secteur professionnel n'est épargné. Pourtant, beaucoup d'entreprises considèrent encore ces risques comme banals et bénins.

 


Pas tous pareils et pas si simples

Malgré leur apparente simplicité, les glissades, les heurts et toutes les autres perturbations du mouvement qui surviennent en situation de travail résultent souvent d'une cascade d'évènements combinant des facteurs matériels ou environnementaux (un matériel encombrant un couloir, un lit médicalisé dont les freins dysfonctionnent, un éclairage défectueux, un accès difficile à certaines machines lors de la maintenance, du verglas qui se forme régulièrement à l'entrée d'un atelier...), des facteurs organisationnels ou liés à la tâche (un travail dans l'urgence, la coactivité, une tâche qui mobilise l'attention pendant un déplacement, l'indisponibilité d'un matériel qui contraint à en utiliser un autre moins adapté, le manque de formation au poste de travail, la surcharge de travail...). Pour l'entreprise, il est nécessaire d'identifier les facteurs qui se révèlent nuisibles dans chaque situation de travail. Cela suppose notamment d'effectuer une analyse approfondie des accidents et des presqu'accidents, sans se limiter aux facteurs matériels ou environnementaux. En effet ce type d'accident peut survenir sans qu'intervienne nécessairement un facteur matériel : un salarié en retard à son rendez vous, du fait de la neige sur la route, monte rapidement un escalier ne présentant aucune anomalie et rate une marche ; une infirmière est appelée en urgence alors qu'elle est déjà occupée et heurte un chariot en se retournant. Il s'agit donc tout d'abord pour l'entreprise d'apporter des réponses aux questions suivantes : dans quelles circonstances ces accidents se produisent-ils dans mon entreprise ? Quels sont les métiers les plus touchés ? Quels sont les moments, les endroits et les situations de travail concernées ? Quels sont les éléments de l'environnement susceptibles d'aggraver les lésions en cas de perturbation du mouvement ? Tous les acteurs de l'entreprise et en particulier les opérateurs ont un rôle à jouer dans l'élaboration d'une telle évaluation dont les résultats doivent être transcrits dans le document unique.

 

Agir localement, collectivement et en amont

C'est sur la base de cette évaluation que des actions de prévention peuvent être mises en place. Elles doivent donc viser à neutraliser les facteurs de risques identifiés : les facteurs contribuant aux perturbations du déplacement ou du mouvement, mais également ceux qui peuvent aggraver les dommages en cas d'accident. La prévention sera d'autant plus efficace et durable qu'elle interviendra le plus en amont possible. Lors de la conception ou de l'aménagement des locaux, il faut ainsi veiller à ce que les sols, les matériels, l'organisation des espaces de travail et des activités rendent les déplacements et les mouvements les plus aisés possibles, que les activités soient habituelles ou plus occasionnelles et quelque soit leur nature (production, maintenance...). Suivant les situations de travail, il pourra s'agir d'installer un revêtement de sol antidérapant et, le cas échéant, de proposer des chaussures antidérapantes; d'organiser les tâches afin de limiter l'encombrement généré par l'activité, les interférences entre activités, la précipitation ; de faire évoluer la configuration des systèmes d'accès aux engins, d'entretenir ou de changer un matériel, une porte, de sensibiliser les nouveaux salariés aux situations à risque...


Liens :

Auteur : INRS

 

Source (inforisque.info)

 

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