Chute de plain pied

Télécharger cette fiche

Un quart des accidents du travail résulte de chutes de plain-pied. Trébucher, faire un faux pas… plus généralement perdre l’équilibre sur son lieu de travail peut arriver à tout le monde. Ce type d’événement très commun est souvent considéré comme bénin et inévitable. Pourtant, les conséquences de ces accidents sont aussi graves que celles des autres accidents de travail. Ils sont même parfois fatals. Pour prévenir ce risque, la sensibilisation est nécessaire, ainsi que le diagnostic afin de mettre en place des mesures de prévention adaptées à l’entreprise.

Il s’agit des accidents pour lesquels le premier événement imprévu est une interaction entre le pied de la victime et un support. Les glissades, trébuchements, faux-pas et autres pertes d’équilibre sur une « surface plan » sont tous regroupés sous l’expression « accidents de plain-pied », y compris s’il n’y a pas à proprement parler de chute, la victime peut avoir rétabli son équilibre.

Selon les cas, ne sont prises en considération que les surfaces ne présentant aucune rupture de niveau ou bien présentant des ruptures de niveau réduites, telles que trottoir, marches ou plan incliné. Sont exclues de ce champ les pertes d’équilibre entraînant des chutes de hauteur : du haut d’escabeau, d’échelles, d’échafaudages, etc…

L’article R 4224-3 du code du travail stipule que : « Les lieux de travail intérieurs et extérieurs doivent être aménagés de telle façon que la circulation des piétons et des véhicules puisse se faire de manière sûre». Ainsi, le CHSCT et ses membres seront attentifs au moyens de prévention mis en œuvre dans l’entreprise afin de limiter les risques d’accidents qui en découlent, et notamment sur les obligations qui incombent à l’employeur dont veiller au bon ordre matériel des lieux de travail et à les maintenir en état de propreté, signaler les zones de danger dans l’hypothèse où elles ne pourraient être évitées, optimiser l’éclairage des lieux de travail, prévoir l’évacuation du personnel dans des conditions telles qu’elles ne fassent pas obstacle à la circulation des personnes en toute sécurité.

Si le risque d’accident de plain-pied persiste en dépit des mesures de prévention prises pour l’aménagement des lieux de travail, le chef d’établissement mettra à la disposition des salariés les équipements de protection individuelle appropriés, chaussures de sécurité antidérapantes pour les zones à risque de glissade par exemple.