Ambiance sonore

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Le bruit est reconnu depuis longtemps comme étant une menace potentielle pour l’ouïe dans le milieu du travail industriel. On parle de « bruit » lorsqu’un ensemble de sons est perçu comme gênant ou perturbant pour l’individu, et tout particulièrement dans l’activité de travail. Cette notion reste subjective: le même son peut être utile au travail, agréable ou gênant, selon son niveau d’utilité ou de perturbation. Toutefois, au-delà d’un niveau sonore très élevé, tous les sons sont gênants, voire dangereux pour l’oreille.

Pour une journée de travail de 8 heures, on considère que l’ouïe est en danger à partir de 80 dB(A) en niveau continu. Si le volume est extrêmement élevé, toute exposition, même de courte durée, est très dangereuse.

En France, plus de 3 millions de salariés sont exposés à des nuisances sonores supérieures à 85 dB(A). La surdité professionnelle n’épargne personne, elle n’est pas guérissable et le handicap est définitif. Elle a de multiples conséquences humaines et économiques.

Protection : La protection collective est le moyen le plus efficace, mais aussi parfois le plus difficile à mettre en œuvre techniquement. Elle permet d’agir dès la conception ou par correction des lieux de travail avec des actions sur l’environnement de travail : réduire le bruit à la source, utiliser les locaux conformément à leur destination, effectuer des mesures d’organisation du travail, visant à réduire le temps d’exposition au bruit des salariés, informer les travailleurs exposés sur le niveau sonore des machines, établir un choix d’équipement, d’outil ou de machine réduisant l’émission sonore, rotation du personnel, aménagement du temps de travail, gestion des temps de pause, isoler les postes de travail bruyants, encoffrer les machines, entretenir et maintenir le matériel régulièrement, assurer une surveillance médicale des personnels, mettre à disposition des protecteurs auditifs individuels : casques, bouchons…