Qui est expert ?

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Quand un CHSCT souhaite avoir recours à un expert, il doit obligatoirement faire appel à un professionnel agréé par le ministère du travail. Moins d’une centaine de cabinets ont reçu cet agrément. Le ministère instruit sa demande de manière sélective, avec l’appui de l’INRS (Institut national en recherche et sécurité) et l’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail). Il y a lieu d’apprécier sa formation, sa qualification et son expérience. Généralement ceux-ci sont titulaires d’un master ou d’un doctorat en ergonomie, psychologie, médecine, ou d’un titre d’ingénieur chimie, acoustique… L’expert a le plus souvent une appartenance à un réseau professionnel. Ainsi, il est reconnu dans sa profession.

La démarche d’agrément regarde sa méthodologie d’analyse des situations, ses capacités à traduire la question soulevée par le CHSCT (projet, réorganisation, accident, stress ou mal être, …) sous le registre des conditions de travail et ses améliorations, avec une dimension sécurité ou organisationnelle. Enfin, étant « expert auprès du CHSCT », il doit porter une déontologie affirmée, qui garantie l’indépendance, la neutralité d’analyse, l’anonymat dans ses interventions. Le CHSCT doit s’assurer que l’expert l’accompagne et opère un transfert de compétences en analyse des situations de travail ou d’accidents du travail par exemple.

Dès le premiers recours à l’expert, une reformulation de la demande doit s’engager afin de préciser le problème, et éventuellement l’élargir à l’ensemble des conditions de travail. Sa pédagogie de l’action permet de réaliser un diagnostic fiable et sérieux, qui annonce ensuite des propositions qualitatives : techniques, humaines ou organisationnelles, dont l’aspect économique est pris aussi en considération. Ensuite, l’employeur doit se positionner sur l’ensemble des propositions.

L’expérience montre que les experts agréés font un travail d’une qualité remarquable. Très souvent, les directions d’entreprise, parfois hostiles au départ à l’expertise, reconnaissent ensuite l’intérêt des études menées et tiennent compte des propositions formulées.